Le Centre d'action bénévole a distribué 900 paniers de Noël

31 Décembre 2002 - La Voix - C'était l'effervescence cette semaine, dans les locaux du Centre d'action bénévole, où des dizaines de bénévoles s'affairaient à la préparation des quelque 900 paniers de Noël qui ont été distribués à autant de familles démunies de la région.

Selon la directrice générale du CAB, Claudette Dupuis-Salvas, on a remis sensiblement le même nombre de paniers que l'année dernière.

Un petit peu moins, en fait, se reprend-elle, expliquant que cette année, des distributions ont eu lieu directement des certaines municipalités rurales. En bout de ligne, le nombre total de paniers distribués sur l'ensemble du territoire couvert par le CAB a été à peu près le même que l'année dernière.

Toutefois, Mme Dupuis-Salvas fait remarquer que le nombre de dépannages, durant l'année, a augmenté de façon dramatique. De 1440 dépannages qui ont été effectués en 2001 (120 par mois en moyenne), on en a dénombré 2661en 2002, soit une moyenne de 220 par mois.

La population, comme à l'habitude, a été généreuse à la veille de Noël. Je dirais même qu'elle a été encore plus généreuse cette année, a fait valoir Mme Dupuis-Salvas. Les gens réalisent qu'ils sont gâtés et privilégiés. Ils veulent partager, a-t-elle indiqué en exprimant sa reconnaissance.

La collecte de la guignolée, effectuée le 1er décembre, a été un succès, tout comme les diverses activités de collecte organisées à cet effet.

L'après-midi où la journaliste a donné quelques heures de son temps au CAB, le gérant du Cactus Café, Martin Lalancette, est venu porter un chèque au montant de 2 150 $, ramassé lors de la soirée bénéfice annuelle qui existe depuis plusieurs années et qui a eu lieu le 3 décembre. Des supermarchés et des entreprises font aussi leur part en offrant des denrées à meilleur prix, procurées grâce à des dons en argent.

Des élèves ont accepté de partager les bonbons qu'ils ont ramassés à l'Halloween et ont fabriqué des petits bas de Noël à remettre aux enfants. Les policiers de Sorel-Tracy ont organisé une fois de plus l'Arbre de Joie, qui permet de donner aux enfants des cadeaux achetés par des citoyens qui le désirent. Ceci sans compter les dons en denrées et en argent qui arrivent directement au CAB, ou les profits ramassés lors d'activités bénéfices tel le concert De tout chœur en harmonie, qui connaît un grand succès chaque année.

Des bénévoles généreux de leur temps
Les gens ne sont pas seulement généreux pour donner denrées et argent, ils le sont aussi de leur temps, fait valoir Mme Dupuis-Salvas. Gaétan Saucier agit comme maître d'œuvre de l'organisation des journées de distribution et il le fait de main de maître, félicite-t-elle.

Selon elle, plus d'une centaine de bénévoles, dont certains reviennent année après année, s'affairent activement en cette période d'avant les Fêtes. Mardi après-midi, c'était une véritable ruche au sous-sol du Centre d'action bénévole, où chacun avait une tâche spécifique à accomplir. Les bénévoles effectuent leurs tâches sous le principe du travail à la chaîne.

Des bénévoles font "le circuit" avec des carrosses d'épicerie et, selon le nombre de personnes composant une famille demanderesse, le panier est rempli de denrées diverses : soupes, conserves, légumes, jus, céréales, pâtes alimentaires, dinde et jambon, desserts, savon, produits hygiéniques, etc., et même quelques gâteries pour les enfants. Chaque panier est très généreux et comporte plusieurs sacs.

Certains de ces bénévoles offrent leurs services au CAB tout au long de l'année. D'autres le font plus spécifiquement pour les paniers de Noël. On compte sur des gens qui sont à la retraite, à la semi-retraite. Certains travaillent. C'est une belle gang et, pour certains, c'est une occasion de retrouvailles d'une année à l'autre, fait valoir Mme Dupuis-Salvas.

Pour Paul Baillargeon, un retraité de Bell Canada qui offre son aide depuis cinq ans, c'est une façon de faire sa part. M. Baillargeon, qui, chaque année, est "préposé aux légumes", ressent beaucoup de fierté à faire ce qu'il fait.

Le conseiller André Bélanger revient également tous les ans, surtout depuis qu'il a pris sa retraite. Ceux et celles à qui la journaliste a parlé ce mardi après-midi - René Letendre, Philippe Éthier, Suzanne Tremblay, Jean-Guy Larrivée ou Diane Bélanger - et les tous autres dont les noms lui échappent, ont tous parlé de cette grande et intense satisfaction à apporter leur aide dans cet œuvre humanitaire. Le mot fierté revient sur la plupart des lèvres de ces bénévoles qui ne recherchent pas nécessairement la gloire.

L'âge de la retraite arrivant plus tôt dans la vie pour plusieurs, ces personnes se retrouvent alors en pleine santé avec du temps à offrir. C'est donc, si on regarde le phénomène d'une façon plus individualiste, un moyen de se sentir encore utile socialement, sans sentir la pression d'un travail rémunéré. On choisit le travail bénévole qu'on veut effectuer.

Être utile, être fier, finir sa journée le sourire aux lèvres en espérant que les familles qui recevront les paniers de Noël ressentiront un peu moins lourdement leur détresse en cette période de l'année, tels sont quelques-uns des éléments qui font que ces bénévoles reviennent année après année, comme pour un véritable pèlerinage.

Une obligation morale qui n'est pas du tout une corvée, soit dit en passant.

Retour Imprimer



Google
 
Web soreltracyregion.net

23 personnes connectées sur le site
Cette page a été lue 708 fois.