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Une manifestation qui n'aura attiré que quelques personnes
11 Décembre 2002 - La Voix - La manifestation organisée par le chef de l'Action civique active, Nidal Joad, n'aura attiré tout au plus de six ou sept personnes, lundi soir, quelques minutes avant l'assemblée du conseil municipal. La semaine précédente, M. Joad disait espérer attirer 1000 personnes pour cette manifestation qui avait pour but de dénoncer les travaux simultanés aux deux ponts, de dénoncer le manque de services municipaux, dont le déneigement, et de "réveiller la conscience sociale" des citoyens.
Armés de pancartes, les rares manifestants interpellaient parfois grossièrement les gens qui passaient et qui se rendaient à la salle du conseil.
L'un d'entre eux, M. Dupont (il n'a pas donné son prénom), nouvellement arrivé dans la région depuis seulement trois semaines, trouve déjà que Sorel-Tracy est une ville où n'existe, selon lui, aucun service pour les citoyens. M. Dupont, qui prétend avoir quitté un job de 40,000$ par année à Ste-Agathe en raison d'une rupture avec sa conjointe, dit avoir atterri à Sorel-Tracy par pur hasard. Il a comparé à plusieurs reprises le manque de services à Sorel-Tracy avec les services offerts dans d'autres municipalités où, curieusement, il n'a pas jugé bon d'aller s'y installer. Maintenant, déplore-t-il, il se dit pris ici à cause de procédures entamées avec la Direction de la protection de la jeunesse pour la garde de son enfant.
Pour sa part, M. Joad déclarait dans un premier temps que sa manifestation était "un succès", puisqu'on venait d'annoncer la réouverture du pont Turcotte pour le 6 décembre, victoire qu'il s'attribue, même si Transport Québec a toujours indiqué que les travaux seraient terminés en décembre.
Le lendemain, toutefois, c'est par voie de communiqué que M. Joad déplorait le faible taux de participation attribuable, selon lui, au manque de conscience sociale et à la mentalité individualiste et égoïste des Sorelois.
Il a aussi accusé les médias locaux de partialité parce qu'ils ont annoncé la réouverture des ponts le 6 décembre. Il a accusé le manque de temps pour faire du porte à porte et le manque de volontaires pour livrer des dépliants. Il a accusé "le manque de finance du parti ACA, le manque des membres actifs du ACA et le manque d'intérêt chez les citoyens à la politique municipale".
Et puis, bien sûr, il faisait froid ce soir là.
Du même souffle, il a indiqué que l'"ACA travaillera dans le sens d'assurer la réussite des citoyens pour l'intérêt du public".
Dans un deuxième communiqué émis cette semaine, M. Joad a approuvé le comportement du conseiller Marcel Lavallée (voir autre texte sur les déclarations de M. Lavallée lors de la séance du conseil, lundi soir) et l'encourage pour cette prise de conscience sur ce qu'il appelle le gaspillage de fonds public.
Finalement, rappelons que M. Joad s'était également prononcé contre la construction de la Maison des jeunes, estimant qu'une école désaffectée aurait tout autant fait l'affaire.
Lors de la séance du conseil, l'échevin Daniel Bérubé a rappelé qu'une étude en ce sens avait été faite avant que le conseil ne prenne la décision de construire une nouvelle bâtisse. Cette étude avait démontré que l'utilisation d'une école désaffectée (plus grande que les besoins nécessaires), aurait coûté beaucoup plus cher en aménagement, en chauffage et en entretien qu'une nouvelle bâtisse plus petite.
M. Bérubé a de plus fait remarquer qu'aucun citoyen n'avait signé le registre lors du processus d'adoption du règlement d'emprunt concernant la nouvelle construction. Les citoyens étaient d'accord avec ce projet dont on peut être fier, a-t-il conclu.














