Une étude de faisabilité milite en faveur de l'implantation du Musée québécois de la radio à Sorel-Tracy

17 Novembre 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Les promoteurs du Musée québécois de la radio, dont leur tenace président, Jacques Hamel, ont franchi un premier pas dans la réalisation de leur projet d'implanter un tel musée dans Sorel-Tracy en déposant, la semaine dernière à la Ville, le résultat positif de la faisabilité de leur projet.

Réalisé par "Monde&Musée" au coût de 35 000$, l'étude est favorable à l'implantation d'un tel projet, soulignant toutefois les balises qu'il devrait respecter pour compléter avec succès les différentes étapes de concrétisation.

Les atouts du musée y lit-on sont sa collection déjà importante d'artefacts et documents sur l'évolution de la radio et des communications militaires et civiles tant amateures que professionnelles, l'importance de la pratique de la radio amateur dans la région, la qualité des expositions déjà réalisées, la conviction et le dévouement de ses bénévoles connaisseurs. Et surtout leur capacité à rallier le milieu à leurs démarches. Notamment en convainquant les caisses populaires du secteur des Îles de Sorel, la Ville de Sorel-Tracy et le Club Rotary à contribuer les 35 000$ nécessaires pour la réalisation de cette étude.

Sur le plan purement géographique, l'étude conclut à l'implantation d'un tel musée à Sorel-Tracy du fait qu'il n'y a pas de tels musées à intérêts scientifique et technique dans les environs, voire même au Québec, que le milieu politique et économique s'est déjà intéressé au projet et qu'il viendrait enrichir l'environnement muséal plutôt pauvre de la région. Enfin, le nombre importants d'activités récréotouristiques organisées ici ajouteraient aussi à la fréquentation du musée y lit-on. IL pourrait avoir un impact majeur et mérite d'être soutenu

Pour la suite de l'histoire
Autre point intéressant rappelé : la région de Sorel a été associée historiquement de près aux débuts de la radio au Québec et au Canada.

Lorsque le gouvernement canadien, rappelle-t-on, a autorisé, en 1922 la création de stations de radio commerciales, il octroya au des permis pour des programmes de formation en radio à des écoles canadiennes. Sept le furent au Québec dont 2 à Sorel."où des frères du mont Saint-Bernard et de l'Académie Sacré-Cœur s'intéressaient déjà à la radio et l'enseignaien1t dans des cours de physique", rappelle M. Hamel.

Puis en 1937, quand vint le temps pour Radio-Canada d'enclencher son réseau pan canadien, c'est aussi dans la région - à Contrecoeur - qu'il installa antenne et émetteur de la première station de tête (CBF 690. Avec un tel passé, lit-on dans l'étude, Sorel-Tracy est un endroit tout indiqué pour faire la promotion de l'histoire de la radio et éduquer les générations qui viennent en matière de communication par les ondes.

Une collection déjà garnie

Le musée compte déjà 1400 items inventoriés dont 240 pièces de documentation. Il possède 48% de ces pièces. Les autres lui sont prêtées. Elles sont, de façon générale, en bonne condition. Et jusqu'à maintenant, note-t-on, le musée a su bien les conserver, entreposées dans un local appartenant à la Société des parcs de Sorel-Tracy, dans des conditions propices.

À la recherche d'un local

Bien sûr, l'étude satisfait en grande partie Jacques Hamel. Il émet cependant certaines réticences quand le consultant décrit en long et en large comment devrait être constitué l'équipe d'animation et d'opération du musée. "Nous irons de façon modeste, selon nos moyens. Sans négliger le fait qu'on doive partir sur le bon pied, avec des expositions de qualité, si on veut donner une bonne réputation au musée dès le départ et ainsi lui assurer un achalandage annuel intéressant. Pas besoin que ce musée soit au début aussi imposant qu'un musée bien établi, de longue date. Nous avons fait la preuve que nous savons monter des expositions intéressantes et appréciées. Ce qui importe surtout pour le moment c'est de trouver un endroit bien situé où le loger, au centre-ville autant que possible!"

Pas besoin non plus, dit-il, d'une bâtisse neuve de quelques millions. Mais d'une bonne superficie où mettre en valeur les collections. Idéalement une superficie de 3076 mètres carrés ( 10 000 pieds carrés). "Ce que nous attendons de la ville, c'est qu'elle nous aide en cette matière. Puis quand on saura où s'installer, on sera en mesure d'établir un plan d'affaires en bonne et due forme", dit-il.

Le plus tôt sera le mieux, pendant que les membres du conseil d'administration provisoire sont toujours intéressés à s'installer à Sorel-Tracy. "Mais ils n'attendront pas indéfiniment. D'autres endroits sont aussi intéressés à nous accueillir, Il faut se positionner dans les prochains mois.", conclut-il.

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