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Le conseiller Marcel Lavallée fait une sortie contre le maire Marcel Robert
10 Décembre 2002 - La Voix - Marcel Lavallée a profité de la période de commentaires des conseillers, lors de la dernière assemblée du conseil municipal de Sorel-Tracy, lundi soir, pour faire une sortie contre le maire Marcel Robert, qu'il a accusé d'avoir une attitude trop légère face à certaines dépenses administratives.
Rappelant que lors de sa campagne électorale, en 2000, le slogan du maire Robert était alors "Du nouveau, ça va faire du bien", M. Lavallée a déploré du même souffle des dépenses de 9,500$ pour acheter de l'équipement de bureau, dont une lampe au coût de 375$ et une plante en soie au coût de 75$.
M. Lavallée dit avoir été déçu des remarques de M. Robert qui lui aurait répondu que ce sont là des prix courants quand on circule dans les magasins. Ça ne fait pas mon affaire, des réponses comme ça, a lancé M. Lavallée qui, d'autre part, dit souhaiter moins de huis clos et plus de transparence de la part du conseil. Actuellement, une seule séance par mois est publique, les autres rencontres se déroulant en comité administratif, sans la présence du public. Il a rappelé que l'ancien conseil de Sorel siégeait publiquement deux fois par mois.
Ceci dit, plusieurs informations données actuellement - lecture du procès-verbal des comités administratifs - n'étaient alors pas diffusées lors de ces séances qui duraient parfois seulement une quinzaine de minutes.
Le conseiller a déploré qu'une autre des promesses du maire Robert, de verser une partie des surplus accumulés pour éponger la dette, n'a pas été tenue. On n'en a plus entendu parler, a-t-il laissé entendre.
Il estime également que certains postes qui ont été comblés par des gens de l'extérieur de l'organisation municipale - dont le directeur des travaux publics - auraient selon lui pu être comblés par du personnel à l'interne. Un peu plus tard, le maire Robert, en réponse à une autre question de la salle relative à l'ouverture d'une autre poste aux communications, a rappelé qu'il est plus rentable d'avoir la personne la plus efficace au bon poste et que notamment, dans le cas du garage municipal, aucun candidat de l'intérieur ne s'était classé, malgré ce qu'a déclaré M. Lavallée.
Ce dernier a également voté, lundi soir, contre l'achat d'un immeuble situé au 61 de la rue Augusta (voir autre texte), prétextant qu'il ne fallait pas seulement procéder à l'achat d'édifice, mais le faire dans le contexte d'un plan de repopulation du centre-ville.
M. Lavallée, qui a déjà croisé le fer avec l'ancien maire Marcel Gauthier en se présentant contre ce dernier aux élections de 1996, a même cité "son vieil ennemi" en ces termes : Je vais dire comme le maire Gauthier à l'époque, "quand on a une bonne recette de gâteau, pourquoi changer ?" en déplorant du même coup que finalement, "ça n'avait pas changé" aujourd'hui selon lui.
M. Lavallée, qui a été conseillé durant ses dernières campagnes par André Plante, un des membres fondateurs de l'Association de vigie municipale, organisme récemment formé pour scruter les actions municipales, a été applaudi lundi soir par quelques dizaines de personnes, dont la présidente de la Vigie, Claire Paul, venues assister à l'assemblée.
Suite à cette intervention, M. Robert n'a pas cru bon de répondre aux différents propos de M. Lavallée, indiquant seulement, pour ce qui est de l'achat de l'immeuble du 61 Augusta, qu'il s'agissait là d'une occasion qui s'est présentée. Cet achat permettra, le cas échéant, d'améliorer le circuit du camionnage lourd qui se dirige vers les élévateurs à grain. S'il n'y a pas pertinence de diriger la circulation lourde par là, on pourra revendre facilement. Ce fut une opportunité de réaliser cet achat avant que la publicité entourant le projet ne fasse monter les prix.
Plus tard dans la semaine, M. Robert a indiqué à La Voix qu'il n'était pas intéressé à répondre à ce genre de sortie publique. Tout au plus, il a fait mention du prochain budget municipal, qui sera déposé le 16 décembre prochain et qui, selon lui, répondra de lui-même aux propos du conseiller.
À propos de ce budget, c'est finalement le conseiller Daniel Bérubé qui a laissé entendre que "certains conseillers qui parlent de transparence", tentent toutefois déjà de se positionner favorablement en vue des prochaines élections de 2005 en tentant de modifier, lors des séances du comité administratif, l'ordre des priorités des dépenses pour favoriser des travaux d'infrastructures routières dans leur quartier.














