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Un comité pour contrer les scarabées !

10 Septembre 2001 - La Voix - Les horticulteurs amateurs de Sorel-Tracy sont tous aux prises avec le même problème, à savoir l'envahissement de plus en plus marqué des scarabées dans les plate-bande. C'est un véritable cri d'alarme que veut lancer Jean Martel, propriétaire des Serres du Petit Coteau, qui sera l'invité de la 2e conférence de la Société d'horticulture du Bas-Richelieu qui aura lieu le mercredi 12 septembre au Centre culturel de Tracy, à 19h15.
Cette conférence sera l'occasion pour les participants de s'informer et de se sensibiliser sur les scarabées des rosiers et japonais qui, depuis quelques années, saccagent littéralement tout le travail des horticulteurs.
Le but de cette rencontre, c'est de faire réaliser aux gens que nous sommes face à un problème très sérieux, que personne ne peut régler seul, a fait savoir M. Martel à La Voix. D'un problème mineur, nous sommes passés à une infestation majeure. Il faut mettre ensemble tous les gens concernés afin de contrôler la prolifération des scarabées dans les limites du raisonnable.
Car, selon M. Martel, il n'y a pas moyen de les éradiquer complètement. Il n'existe pas de moyens pour s'en débarrasser complètement, mais il faut mettre en place un ensemble de mesures collectives qui vont permettre un certain contrôle.
Faisant face à ce problème de façon plus aiguë depuis deux ans, M. Martel a commencé à se renseigner sur ces insectes, qui sont connus, dit-il, depuis 80 ans aux États-Unis.
Les scarabées deviennent actifs dès que 24 degrés Celcius sont atteints. Cette année, ça arrivait par nuages sur nos serres, a déploré M. Martel.
Celui-ci dit vendre de plus en plus de pièges à scarabées. Ils sont efficaces, mais ce n'est pas suffisant, laissant aussi entendre qu'un peu d'essence essentielle de rose, par exemple, dans un pot, pourrait être aussi efficace, l'odeur étant le principal attrait pour ces insectes. En ce qui concerne les pièges, M. Martel fait remarquer qu'il faut changer les sacs très régulièrement, sinon l'odeur des insectes au fond du sac va rendre le piège moins efficace.
L'application de produits chimiques ne donne pas des résultats probants, affirme de plus M. Martel. Ce dernier a expliqué que les insectes qui dévorent vos plantes le jour vont passer la nuit sur les terres de reproductions, ailleurs. Ceux qui reviennent le lendemain ne sont pas les mêmes, soutient-il.
M. Martel souhaite donc former un comité dans le but de sensibiliser non seulement la population, mais aussi les élus municipaux et gouvernementaux.
Car les scarabées, en plus de s'attaquer aux fleurs, aux vignes ou aux terrains de golf, commencent maintenant à s'attaquer au maïs et aux framboises. Il faut donc sensibiliser le ministère de l'Agriculture, croit-il.
Bref, l'action contre les scarabées doit être concertée, et l'information, diffusée au moment opportun, selon les saisons. Il ne faut pas paniquer, mais les gens se sentent démunis face à ce phénomène.
Les portes ouvriront à 18h30 pour ceux et celles qui voudraient devenir membre de la Société d'horticulture.














