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Des légendes urbaines tenaces
26 Octobre 2006 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Internet a l’avantage d’ouvrir le monde aux gens mais aussi de créer des «psychoses» auprès des utilisateurs. Au cours des derniers jours, deux courriels expédiés à des milliers de personnes, par le biais de contacts, a entraîné une inquiétude de la part de beaucoup de gens. Après vérification auprès de la Sûreté du Québec, il n’a toutefois pas lieu de s’inquiéter puisqu’il ne s’agissait, encore une fois, que de légendes urbaines.
Le premier envoi reçu, auquel on a joint, pour ajouter de la crédibilité à la démarche, le nom et l’adresse d’une représentante de la SQ, avisait les automobilistes de ne pas clignoter leurs phares s’ils rencontraient une voiture circulant avec leurs phares éteints. Selon l’expéditeur, l’avertissement provenait des policiers du programme DARE, ce qui est toutefois faux, nous a confirmé un porte-parole de la SQ, jeudi dernier. «Il s’agit d’une légende urbaine qui semble difficile à faire disparaître», a-t-on laissé entendre.
Le message est le suivant : Si vous rencontrez une auto avec les phares éteints le soir ou la nuit, ne clignotez pas vos phares. Il peut s'agir d'un rite d'initiation d'un gang nommé «BLOODS». Pour être accepté, le nouveau membre doit conduire une voiture sans ses phares à la noirceur. La première voiture qui lui signale que ses phares sont éteints en clignotant les siens devient automatiquement sa cible. C'est alors que l'aspirant «BLOODS» doit se retourner et rejoindre la voiture qui a clignoté et qu'il doit viser et tuer tous les individus y prenant place. Voilà les règles d'initiation. Ça se passe surtout les vendredis et samedis soirs. Les postes de polices partout au pays ont été avertis de la situation. Assurez-vous de partager cette info avec vos contacts», peut-on y lire.
Par ailleurs, un vieux canular datant de 1998 concernant des appels interurbains fait sur le compte des abonnés a refait surface, récemment. Selon un courriel qui circule actuellement et qu'on attribue faussement à un officier de la Sûreté du Québec, des gens appellent dans les résidences pour demander aux gens de composer le 90# en se faisant passer pour des techniciens d'une compagnie de téléphone bien connue. Selon ce canular, en composant ce numéro, l'abonné donne au fraudeur l'accès à son téléphone et lui permet de faire des appels interurbains sur son compte. «C’est totalement faux», nous a-t-on confirmé. Même si cette information est fausse, la Sûreté du Québec rappelle à la population de ne jamais divulguer d'information personnelle à des inconnus sur Internet.














