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Retour du Festival de la gibelotte au centre-ville
La SDC sonde ses membres

24 Octobre 2006 - La Voix - La Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Sorel a fait parvenir cette semaine à ses membres un sondage visant à connaître leur position concernant un éventuel retour du Festival de la gibelotte au centre-ville.
On sait déjà que l'organisation du Festival a approché la SDC il y a plusieurs semaines afin de tâter le terrain sur la question. Il est en effet d'ores et déjà certain que l'événement ne se tiendra plus derrière le Colisée Cardin, comme cela a été le cas ces trois dernières années en raison d'une baisse significative de la clientèle.
L'été dernier, le Festival a eu 5000 entrées en moins que l'année précédente, ce qui a entraîné un déficit d'environ 135 000 $, a laissé entendre à La Voix son président Sylvio Bouchard lors d'un entretien téléphonique cette semaine.
Nous avons perdu environ 100 000 $ à cause de la baisse du nombre d'entrées, et 35 000 $ en consommations qui n'ont pas été prises sur le site. Ça a fait mal et le message de la population est très clair, a-t-il admis.
Si l'organisation du Festival a émis le souhait de revenir au centre-ville, ce n'est toutefois pas une décision officielle. C'est un souhait de la part du Festival. Nous devons négocier avec la SDC.
De son côté, le directeur général de la SDC, Jérémy Parent, dit avoir envoyé le sondage à ses membres par souci de transparence. C'est un dossier chaud du centre-ville a avoué M. Parent.
Le sondage compte quatre questions : 1) Êtes-vous pour le retour du Festival de la gibelotte au centre-ville? 2) Dans l'optique d'un retour, quelle serait la principale raison qui inciterait la population à fréquenter le site (spectacles d'artistes de renom, spectacles d'artistes locaux ou de la relève, vente-trottoir ou aspect social et ambiance du centre-ville). 3) Combien de jours devrait durer le festival? 4) Compte tenu de la loi qui interdit la perception d'un droit d'entrée dans les rues, quelle serait la formule de financement idéale?
Les marchands devront retourner leur sondage avant le 6 novembre. Jusqu'à présent, les formulaires reçus démontrent que 99,9% des répondants souhaitent le retour du Festival de la gibelotte au centre-ville. C'est au niveau du financement que le bât blesse, et qu'on retrouve le nœud du problème.
Par ailleurs, M. Bouchard a indiqué que l'organisation du Festival n'aurait pas d'objection à organiser une rencontre publique avec les marchands du centre-ville. Je crois qu'une telle rencontre réglerait bien des choses, croit M. Bouchard, qui précise du même souffle que la SDC doit être en accord avec une telle rencontre.
Chose certaine, le tout devra se faire relativement vite, car les semaines passent et l'organisation d'un événement de l'ampleur du Festival de la gibelotte nécessite plusieurs mois de travail.
Si le Festival revient au centre-ville, nous voulons une entente écrite sur différentes modalités a précisé M. Bouchard, parlant notamment de la fermeture des rues, de l'affichage et de l'éventuelle possibilité d'une injonction.
Car pour le moment, le président n'a pas encore écarté complètement l'idée de faire payer les festivaliers comme c'était le cas auparavant. Cependant, la loi interdit l'imposition d'une tarification sur les rues, ce qui avait entraîné une menace d'injonction il y a quelques années de la part d'un restaurateur, François Rochefort. C'est cette raison, entre autres, qui avait amené le Festival à déménager.
Le problème au centre-ville demeure toujours l'argent, explique M. Bouchard pour justifier sa position. Même si l'organisation revoit son budget à la baisse en offrant des spectacles de moindre envergure, par exemple, ou en coupant dans des choses non indispensables, les spectacles doivent être financés par le public, croit-il.
Il est également difficile de fermer un espace spécifique pour les spectacles. L'ancien site, dans le stationnement près de la Place de l'Entraide, est maintenant réaménagé avec des arbres, ce qui rend cet endroit moins intéressant, a déclaré un membre de l'organisation.
Les commanditaires ne peuvent pas non plus à eux seuls combler l'ensemble du budget du Festival, et la Ville de Sorel-Tracy n'a pas encore envisagé de hausser substantiellement sa contribution, ce qui pourrait d'ailleurs ne pas plaire à certains contribuables.
Malgré tout, M. Bouchard demeure confiant. La loi existait depuis des années; les gens ne la connaissaient pas mais le festival au centre-ville faisait leur affaire. Le peu d'achalandage de l'été dernier, en arrière du Colisée, le prouve. Maintenant, tout est sur la table, a conclu M. Bouchard.














