Bilan quinquennal du Cégep de Sorel-Tracy De nouveaux programmes, une clientèle à la hausse et un taux de réussite de 91 %

21 Octobre 2002 - La Voix - La directrice générale du Cégep de Sorel-Tracy, Françoise Richer, a tracé cette semaine un bilan positif des cinq dernières années d'opération de l'institution, qui ont mené à l'implantation de nouveaux programmes. Une clientèle à la hausse grâce à l'ouverture de son nouveau Centre d'études collégiales de Varennes et une hausse du taux de réussite scolaire évaluée à 91 % constituent également des objets de fierté aux yeux de Mme Richer.

Cette dernière, qui rencontrait les médias mercredi en compagnie de plusieurs directeurs de services, estime qu'un tel "bilan de santé" est important pour l'institution, qui, elle-même, constitue un outil de développement régional.
Ces notes positives se vérifient plus particulièrement dans les quatre secteurs principaux que sont la carte des programmes, la clientèle, la réussite et les finances.

En ce qui concerne les programmes offerts par le collège, Mme Richer a signalé que le nombre de programmes étaient passé de 9 en 1997-1998 à 13 en 2002-2003.
Selon elle, il s'agit non seulement d'un nombre plus élevé de programmes, mais également de programmes spécialisés, qualifiés de "supra-locaux" pour certains, qui ajouteront à l'attrait exercé sur une nouvelle clientèle.

Par exemple, le programme sciences humaines sera enrichi à l'automne prochain d'un volet international. Les étudiants qui s'y inscriront auront un apprentissage supplémentaire dans une 3e langue (l'espagnol) et, grâce à une entente avec une université mexicaine (comparable avec celle de Sherbrooke), une quinzaine d'entre eux bénéficieront d'un stage de 13 semaines dans cette université, où ils suivront des cours crédités lors de la dernière session.

Mme Richer a également attiré l'attention sur les programmes "Conseils en assurances et services financiers", et "Micro-édition et hypermédia", ce dernier remplaçant à toutes fins pratiques l'ancien programme de bureautique pour être mieux adapté aux besoins actuels. Les programmes de l'Électrodynamique industrielle, de Technique de gestion de réseaux et celui menant à l'obtention d'un DEC en Techniques en environnement, hygiène et sécurité au travail constituent aussi des programmes pour lesquels le Cégep de Sorel-Tracy est une des rares institutions à les offrir.

Par ailleurs, le collège se targue d'être aussi à l'avant-garde dans le domaine de la formation continue. À cet égard, la direction estime que l'implantation du Centre d'études collégiales de Varennes constitue un atout qui permet non seulement d'offrir à une clientèle adulte de la formation continue, mais aussi de mieux faire connaître l'institution à l'extérieur de la région immédiate et ainsi de fidéliser une nouvelle clientèle.

Jean Barbeau, directeur de la formation continue, a d'ailleurs signifié que l'institution de Varennes connaissait jusqu'à maintenant un essor fulgurant, sa clientèle ayant plus que triplé depuis son ouverture. M. Barbeau a d'autre part souligné le nouveau service "Imaj /formation" (sur mesure) offert en province par le collège. On retrouve parmi la clientèle différentes entreprises aussi différentes que Ikea, Ispat-Sidbec, Nabisco, Pétromont, QIT-Fer et Titane, l'Union des municipalités du Québec, Avestor, Dow Chemical, etc.

Au chapitre de la clientèle, Mme Richer note que le nombre d'étudiants réguliers est relativement stable, autour de 1000 étudiants. Ce chiffre constitue d'ailleurs un nombre charnière en-dessous duquel le collège serait en situation plus périlleuse. D'où l'importance de l'implantation du site de Varennes pour amener une nouvelle clientèle.

65 % (676) de la clientèle du cégep provient de Sorel-Tracy, mais on compte également 168 étudiants provenant de l'axe Rive-Sud (Contrecoeur-Longueuil). On note également une hausse de clientèle en soins infirmiers et une baisse en techniques administratives et informatique (phénomène provincial, a noté Mme Richer). Étant un collège catalogué plus spécifiquement de "technique", on compte une proportion légèrement plus élevée de garçons (52 %) que de filles (48 %).

Quant au taux de réussite, Mme Richer estime qu'il a progressé de façon remarquable, atteignant cette année 91 %, comparativement à 81 % en 1996-1997. Ce taux est d'autant plus remarquable, croit Mme Richer, que le cégep n'effectue pas de sélection afin de n'avoir que des élèves plus performants.

Selon elle, c'est la mise en place d'un ensemble de conditions qui ont mené à ce résultat : l'encadrement, l'attention, la dimension humaine de l'institution et la qualité du personnel. Elle a spécifié qu'il n'y avait pas de baisse d'exigences pour atteindre ce taux, même si le collège, dans certains cas, offre des examens de reprise qui permettent à certains élèves d'obtenir la note de passage dans une matière où ils ont échoué (entre 50 % et 60 %).

Finalement, en ce qui concerne les finances de l'institution, Mme Richer a indiqué que la direction tendait à conserver le fonds de fonctionnement aux alentours de 1 M$. En 1997, il était de plus de 2 M $ mais ce montant avait baissé jusqu'à 595 000 $ au moment où le collège a fait des investissements majeurs pour équiper l'institution et subi des coupures de subventions de 495 000 $.

Nous sommes le 2e collège au Québec pour son taux de modernité, a fait valoir Mme Richer. Nous avons un ordinateur pour trois étudiants. Nous sommes passés de 60 ordinateurs à 450 en 1998-1999.

Françoise Richer a tenu à saluer le travail de l'ensemble du personnel, à qui on doit une large part du succès. Les employés ont travaillé fort, on a exigé beaucoup d'eux et ils sont essoufflés , a admis la directrice. Toutefois, après deux à trois ans d'efforts et d'adaptation au tout début, les employés ont su démontrer leur amour du collège et leur passion, assure enfin Mme Richer.

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