Des policiers de Paris à Sorel-Tracy pour étudier le concept de police de proximité de la SQ

4 Février 2003 - La Voix - Deux policiers de la Préfecture de Paris (France), étaient de passage à Sorel-Tracy cette semaine, dans le but de voir l'application du concept de police de proximité mis de l'avant par la Sûreté du Québec.

Plus particulièrement, Frédérick Dupuch, commissaire divisionnaire et spécialiste de police urbaine de proximité, et Patrick Hefner, commissaire divisionnaire spécialiste de la police judiciaire, sont venus étudier ce programme qui s'inscrit, ici, à la fois en milieu rural et urbain.

Il faut préciser que le concept de police de proximité a été mis sur pied par la SQ à la fin des années 80, a précisé le préfet de la MRC du Bas-Richelieu, Olivar Gravel, lors de la visite des deux policiers français, mercredi. En présence de policiers de la SQ, dont le directeur du poste de la MRC, Sylvain Caron, M. Gravel a rappelé que le concept s'était dans un premier temps appliqué spécifiquement aux municipalités rurales.

Par la suite, la décision de Sorel-Tracy de saborder son propre corps de police municipal pour adhérer à la Sûreté du Québec a amené cette dernière à étudier la question sous l'angle urbain.

Ce n'est par ailleurs pas la première fois que les policiers québécois et français ont des échanges. Selon M. Dupuch, il n'y a pas que la langue française qui a réuni les deux corps policiers. Ce qui est particulièrement troublant, ce fut la simultanéité de la démarche, a fait valoir le policier français. Selon M. Dupuch, c'est en 1997 que les deux corps policiers se sont penchés sur ce concept en milieu urbain. Les échanges ont lieu depuis 2000.

L'objectif est la mise en commun des meilleurs éléments des pratiques parisiennes et québécoises. À Paris, le programme de police urbaine de proximité, qui a été mis en place il y a trois ou quatre ans, constitue le 1er niveau d'intervention policière dans la communauté.

Paris, a résumé M. Dupuch, c'est un territoire de 33 km de circonférences, où vivent 2,5 millions de personnes, excluant les millions de personnes qui viennent y travailler quotidiennement. C'est également quelque 300 000 crimes et délits chaque année !

Les policiers français disent particulièrement apprécier les efforts de concertation de la SQ avec les intervenants municipaux. À la MRC, un comité de sécurité publique réunit des élus et des policiers. Ce comité est présidé par l'ancien maire de Yamaska-Est, Réjean Mondoux, aujourd'hui conseiller à Yamaska. M. Mondoux était d'ailleurs présent à la rencontre de mercredi.

La préoccupation du concept, au Québec, se reflète à tous les niveaux d'intervention, estime également M. Hefner, alors qu'en France, cette préoccupation se retrouve généralement au niveau de la haute direction.

L'approche de la SQ concernant la lutte contre les stupéfiants a aussi intéressé les policiers français, qui estiment que le fait, pour la SQ, de s'attaquer au "deal" de rue, plutôt que de seulement se concentrer sur le haut de la pyramide, donne des résultats satisfaisants selon eux.

En fin de semaine, quelques représentants de la SQ se rendront à leur tour à Paris pour étudier le fonctionnement du concept de police de proximité en milieu urbain.

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