La CSN, la Chambre de commerce et la SADC se prononcent en faveur de la modification du schéma d'aménagement

1 Mars 2003 - La Voix - Tour à tour, la CSN, la Chambre de commerce et d'industrie Sorel-Tracy métropolitain et la SADC se sont prononcés publiquement en faveur du projet de modification du schéma d'aménagement de la MRC du Bas-Richelieu, qui permettra, s'il est adopté, l'implantation d'entreprises de traitement des matières résiduelles dangereuses.

Ces organismes ont profité de l'une des deux séances d'informations publiques qui ont eu lieu lundi (pour Sorel-Tracy) et mercredi (pour la MRC) afin de faire connaître leur position respective.

Le vice-président du Conseil central de la Montérégie pour la région de Sorel-Tracy, Robert Morand, a proposé une démarche qui, selon lui, concilie les intérêts de l'industrie, des travailleurs, de la population et de la région.

M. Morand a rappelé que l'implantation éventuelles de quatre entreprises dans le domaine du traitement de matières résiduelles dangereuses s'inscrit fort bien dans la stratégie de reconversion industrielle du Bas-Richelieu. Dans une perspective de développement durable, la venue de cette industrie spécialisée dans le recyclage et la revalorisation des matières résiduelles dangereuses doit cependant se faire dans le respect de la population ainsi que des normes environnementales, a-t-il précisé.

À cet égard, la CSN, qui serait favorable à la tenue d'un éventuel référendum sur la question, réclame en outre la mise sur pied d'un comité de santé public, qui serait indépendant et qui s'assurerait que les travaux d'installation de ces usines se fassent conformément aux normes environnementales.

Ce même comité pourrait voir à ce que dans l'avenir les activités de ces industries ne soient pas des sources de pollution mettant en danger l'environnement et la qualité de vie de la population. Ce comité démocratique serait le chien de garde de la population, a-t-il fait valoir, estimant que les activités liées à la revalorisation, à la récupération et au recyclage, ainsi qu'à l'environnement apparaissent comme des créneaux prometteurs portant un potentiel de développement et créateurs d'emplois pour la région.

Quant à la Chambre de commerce, c'est à l'unanimité que son conseil d'administration a voté une motion d'appui à la modification du schéma.

On parle de 250 emplois, a répété à quelques reprises le président Daniel A. Proulx, qui a présenté la position de son organisme mercredi. Se disant assuré qu'aucun intervenant de la région ne désire l'implantation d'entreprises traitant des BPC, des résidus explosifs ou radioactifs (qui sont de toutes façons exclus dans la modification), se disant également assuré par les réponses qu'il a obtenues concernant les mesures de sécurité adéquates, M. Proulx a rappelé que l'expression "matières dangereuses" portait souvent à confusion : Nous avons tous des téléviseurs, piles, détecteurs de fumée, huile à moteur, néon, etc... Les jours où nous devons jeter un de ces produits, nous manipulons alors des matières résiduelles dangereuses.

Notre communauté est tournée au vert et nous en sommes fiers. Nous assumons pleinement nos responsabilités et faisons face à l'avenir avec ouverture d'esprit. Nos problèmes sont maintenant nos solutions dans la relance économique de notre communauté, a déclaré M. Proulx qui laisse entendre que, de toutes façons, la réglementation actuelle n'est pas légale (non conforme à la réglementation du ministère de l'Environnement du Québec) et qu'elle doit être abrogée.

Au nom de la Chambre, M. Proulx a réitéré également son appui entier au commissaire industriel Claude Piché dont la tâche est d'attirer des entreprises dans la région.

Enfin, le président de la SADC, Gratien Lebel, a lui aussi fait connaître publiquement l'appui de l'organisme qu'il représente.

La proposition qui a été voté au sein de la SADC prévoit, comme pour la CSN, la formation d'un comité de suivi. Selon l'organisme, la création de ce comité permettra de restaurer la confiance des citoyens. La SADC estime qu'elle peut exercer une plus grande diligence sur la qualité environnementale des entreprises, tout comme plusieurs organismes - Société des parcs, MRC, Ville de Sorel-Tracy, ministère de l'Environnement - peuvent constituer des filtres pour améliorer cette qualité environnementale.

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