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Depuis 2002, 135 Bas-Richelois ont bénéficié d’une aide
La Croix-Rouge et l’importance de sa couverture humaine
16 Août 2006 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Bien que discrets lors de chaque action posée depuis cinq ans auprès des sinistrés et/ou personnes blessées de la région, les bénévoles de la section du Bas-Richelieu de la Croix-Rouge sont actifs dans la région. À toute heure du jour, 365 jours par année, 15 membres formés en intervention d’urgence sont prêts à porter secours et une aide directe aux résidents frappés par un incendie, une inondation, des forts vents ou encore simplement assurer une présence de premiers soins lors de différents publics. La grande solidarité et la complicité de la vingtaine de bénévoles engagés à cette cause assureront à la Croix-Rouge du Bas-Richelieu une continuité certaine à long terme.
Depuis 2002, la Croix-Rouge section Bas-Richelieu a surtout concentré ses efforts à venir en aide aux sinistrés à la suite d’incendies, a précisé le trésorier local de l’organisme humanitaire, Jean-Pierre Vigneault, lors d’un point de presse tenu à l’Hôtel de Ville de Sorel-Tracy. Une équipe d’intervention d’urgence a été formée et compte aujourd’hui 15 membres. Neuf autres bénévoles assurent quant à eux une présence sur l’équipe de premiers soins invités à participer à différents événements sportifs tels les tournois de hockey, la course du Vieux-Sorel en fête ainsi que la sécurité physique des festivaliers sur le site de Saint-Roch en fête. Entre 2002 et 2006, la Croix-Rouge est intervenue sur les lieux de 36 sinistres et venue en aide à 135 personnes dont 95 adultes et 40 enfants.
«Depuis 2002, la Croix-Rouge a distribué 22 000 $ aux sinistrés en trousses et en couvertures. Pour ce faire, plusieurs campagnes de financement ont été nécessaires et ont rapporté en moyenne chaque année près de 12 000 $ en dons de toutes provenances. Ces montants sont répartis entre l’aide directe aux sinistrés, la formation des secouristes et des intervenants, l’achat de matériels d’intervention et de premiers secours en plus d’assurer le fonctionnement de la Croix-Rouge régionale et provinciale. En moyenne, chaque sinistre coûte à la Croix-Rouge 555 $. En 2006, le coût moyen se chiffre toutefois à 890 $, excluant les trousses et les couvertures. D’où l’importance de la générosité de la population et des bénévoles au service de cette population lors de sinistres», a-t-il dit.
Tournée vers l’avenir
Présente en tout lieux et en tout temps, la section du Bas-Richelieu de la Croix-Rouge voit l’avenir avec optimiste. Les bénévoles sont en plus grand nombre alors qu’on en compte une vingtaine. «Déjà cinq ans d’écoulés. Que de chemin parcouru. Je me souviens de la demande du maire Marcel Robert de prendre en charge le comité de la Croix-Rouge pour deux mois. Il y a maintenant cinq ans que ça dure. Nous avons un conseil de section très bien structuré. Plusieurs d’entre nous sommes actifs depuis le début et j’en suis fière. Il y a une grande solidarité et complicité entre nous et chacun rempli bien son rôle. La Croix-rouge est très active dans notre région et je veux qu’elle y demeure encore longtemps», a mentionné la présidente Michèle Lacombe-Gauthier.
Cette présence, elle est nécessaire, a-t-elle admis, car personne n’est à l’abri d’une catastrophe ou d’un sinistre majeur. Les nombreux changements climatiques liés au réchauffement de la planète peuvent provoquer des catastrophes dans notre région, croit-elle. «Chaque congrès de la Croix-Rouge me permet de faire un suivi sur les désastres à travers le monde et l’implication constante de la l’organisme humanitaire. Il faut ainsi préparer nos bénévoles à toute éventualité ou catastrophe», a-t-elle affirmé, soulignant que ce 5e anniversaire de fondation sera célébrée le 1er octobre prochain à l’occasion d’un brunch-bénéfice mais dont l’endroit reste à être déterminée. Un encan chinois y sera organisé et tous les profits seront versés à la Croix-Rouge bas-richeloise.
Deux grandes équipes
La section du Bas-Richelieu est composée de deux équipes principales, soit l’équipe d’intervention d’urgence (ÉIU) et l’Équipe de Premiers soins. L’ÉIU de cette section a pris naissance après que des citoyens engagés de la région eurent pris le flambeau laissé par quelques bénévoles tenaces qui faisaient l’impossible pour dispenser des services aux sinistrés. Les membres de l’ÉIU ont suivi une formation en secourisme général, une autre formation en services aux sinistrés et une dernière sur l’ouverture et la gestion d’un centre d’hébergement d’urgence. «La Section du Bas-Richelieu est prête à appuyer toute municipalité de la MRC à ouvrir un Centre d’hébergement d’urgence en cas de sinistre majeur», a dit le chef cette équipe d’intervention, Jocelyn Sévigny.
L'équipe d'intervention est en mode de garde 24 heures par jour, sept jours par semaine et 365 jours par année pour aider les personnes sinistrées obligées d'évacuer leur demeure.
Ces services de secours sont l'hébergement, l'habillement et l'alimentation pour, s'il y a lieu, les trois premiers jours suivant le sinistre. On fait appel à eux dans la région, principalement lorsque le feu jette des familles à la rue. «Ces 15 personnes sont fières d’appartenir à la Croix-Rouge et de rendre service à tout citoyen dont la sécurité et la dignité sont en péril quelque soit leur religion, leur origine et leur condition sociale», a ajouté M. Sévigny, alors qu’on convient à la Croix-Rouge, section Bas-Richelieu, qu’il y a un manque de bénévoles pour compléter les équipes d’intervention.
À cet effet, le responsable de ÉPS, Gilles Gauthier, soutient que son équipe est en pleine période de recrutement. Depuis l’automne 2005, neuf permanents assurent dans la région les services de Premiers soins à la Croix-Rouge. «À cette date, nous avons couvert 563 heures de bénévolat sur notre territoire pour les services SPS. Il nous faut augmenter nos effectifs, car la demande progresse», a-t-il souligné, invitant les gens à s’investir dans la Croix-Rouge. «La priorité demeure l'aide humanitaire, pierre angulaire de la Croix-Rouge. Nous sommes là pour l'humain. C’est un milieu accueillant, la camaraderie y est franche et sincère. C’est un milieu privilégié pour rendre service à une population qui pourrait en avoir besoin. On ne sait quand un sinistre nous frappera», conclut-il.
Précisons enfin que les personnes intéressées peuvent communiquer avec la responsable du recrutement, Diane Roy, au 450.730.5676, ou avec le bureau chef au 1.800.363.7305.














