![]() |
Rencontre à huis clos du conseil municipal : une démarche positive
24 Septembre 2002 - La Voix - Le maire de Sorel-Tracy Marcel Robert est ressorti satisfait de la rencontre de style «lac à l’Épaule» qu’il a accepté de faire avec ses conseillers en fin de semaine dernière. Malgré certains appréhensions, ça s’est passé de façon exceptionnelle, a-t-il déclaré à La Voix en entrevue téléphonique. Selon lui, cette rencontre, qui a permis aux échevins et au maire de tracer un bilan des deux premières années au sein du conseil, et de dresser une liste de priorités pour les mois à venir, a été constructive et positive.
On avait besoin d’échanger sur les orientations à prôner à la Ville. Par exemple, la Ville doit-elle agir comme moteur de développement ou avoir un rôle plus passif ? a fait valoir le maire.
M. Robert a par ailleurs admis qu’une certaine tension s’était installée au sein du conseil depuis quelques mois, attribuable, selon lui, à un manque de communication. Ce n’était pas par mauvaise volonté, mais souvent par manque de temps. Ça a ajouté à la frustration de certains. Des conseillers déploraient en effet que certains éléments de dossiers non encore traités par le conseil se retrouvaient parfois dans les médias locaux.
Les attentes des individus sont parfois différentes, a également fait remarquer le maire. Il y en a qui, estime-t-il, sont plus pro-actifs, et d’autres plus prudents. Il faut faire la différence entre dépenses et investissements, a-t-il notamment indiqué.
Cette rencontre aura également permis de réévaluer les priorités. Selon M. Robert, les dossiers prioritaires sont relatifs, entre autres, au projet d’infrastructures communautaires du Centre communautaire Notre-Dame et à la revitalisation du centre-ville pour lequel la Ville peut bénéficier d’une subvention de plus de 500 000 $. Dans ce dernier cas, M. Robert estime qu’il faut aussi savoir profiter de ce type d’occasions réalisables dans un contexte bien précis, même si ça semble coûter cher à prime abord.
Il a également été question de la vocation de l’édifice du marché Richelieu – que ce soit pour la rénovation de la salle Georges-Codling ou pour le marché comme tel. En ce qui concerne la salle de spectacle, il y a d’autres options à envisager avant de prendre une décision, a reconnu le maire.
Le dossier de la route industrielle demeure toutefois une des grandes priorités du conseil qu’il faudra régler sous peu.
C’est ce que pensent également trois conseillers rencontrés cette semaine lors de l’ouverture de l’organisme Suicide Alerte.
Daniel Bérubé, Michèle Lacombe Gauthier et André Bélanger, estiment en effet que la réalisation de la route industrielle constitue une des grandes priorités pour laquelle il faudra prendre rapidement une décision.
Les trois conseillers abondent dans le même sens que le maire pour ce qui est du résultat général de la rencontre.
J’étais réticent au départ et je m’y suis rendu à reculons, a admis André Bélanger qui, finalement, s’est déclaré satisfait de la démarche qu’il a qualifiée de positive.
Mme Lacombe Gauthier a indiqué que cette démarche devra être répétée tous les deux ou trois mois.
Ce fut un excellent exercice, mais on est conscient que tout n’est pas terminé, a pour sa part fait remarquer Daniel Bérubé. On a ressorti des problèmes et on s’est donné un temps de réflexion pour la recherche de solutions. Mais il y a des choses pour lesquelles il faudra procéder immédiatement, a-t-il enchaîné.
Même si tous n’étaient pas unanimes sur l’ensemble des priorités, les discussions se sont poursuivies dans le respect de chacun et sans animosité, estiment les trois conseillers.














