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Michel Lessard succède à Alain Goulet à la présidence du comité de relance

24 Septembre 2002 - La Voix - Le président fondateur du Festival de la gibelotte, Michel Lessard succède à l’homme d’affaires Alain Goulet à la présidence du comité de gestion de la relance du CLD du Bas-Richelieu. C’est ce qu’a annoncé jeudi matin le député de Richelieu et ministre d’État à l’Éducation et à l’Emploi Sylvain Simard, en présence de la présidente du CLD du Bas-Richelieu, Françoise Richer, et du commissaire industriel Claude Piché.
M. Goulet doit quitter le poste pour des raisons de santé, a indiqué M. Simard, qui a admis avoir relevé M. Goulet de ses fonctions avec regret : Alain s’acquittait de sa tâche de manière remarquable, a-t-il fait valoir.
Toutefois, le député-ministre estime que M. Lessard est l’homme de la situation pour poursuivre le travail entrepris avec une égale ardeur. Michel, comme Alain, est animé d’une grande passion pour la région. Il possède des qualités de gestionnaire reconnues et il a de la vision. On n’a qu’à penser à ce qu’est devenu le festival qu’il a fondé. Je suis sûr que mon choix fera l’unanimité.
Michel Lessard a la passion de sa région, et c’est la caractéristique qui a amené à ce choix, a pour sa part commenté Mme Richer. La région est entre bonnes mains avec lui, estime-t-elle.
Pour sa part Sylvain Simard a rappelé que M. Lessard a été actif dans de nombreuses organisations, notamment à la Chambre de commerce, au club Rotary, à la Corporation de développement économique, etc. La région a été chanceuse de profiter de l’expertise d’Alain Goulet, mais elle est également chanceuse de pouvoir compter sur Michel Lessard, a-t-il conclu en souhaitant la bienvenue à ce dernier.
M. Lessard, qui lui-même avait ralenti quelques-unes de ses activités ces dernières années en raison de sa santé, a pour sa part avoué avoir subi un peu de pression de la part de ses amis Alain Goulet et Françoise Richer. Tous ces gens m’ont sollicité et j’y ai pensé durant des mois. Les raisons qui l’ont finalement amené à accepter ce poste sont, d’une part, qu’en tant que natif de Sorel, il a à cœur le développement régional. D’autre part, il dit reconnaître la grande compétence de l’équipe de commissariat industriel et celle du CLD.
Prolongation du protocole
Parallèlement, M. Simard a fait savoir qu’il comptait reconduire le protocole d’entente CLD-MRC-Ministère des Régions concernant la relance du Bas-Richelieu qui avait été signé en 2000 et qui doit prendre fin à l’été 2003. C’est en vertu de ce protocole que le comité de relance du CLD du Bas-Richelieu a reçu le mandat de gérer le fonds spécial de 21 M $ donné par le gouvernement du Québec.
M. Simard croit qu’on pourra procéder au renouvellement de l’entente, ce qui permettra, notamment, de conserver le commissariat industriel implanté dans le cadre du fonds de relance.
Alain Goulet se réjouit de la volonté du ministre à cet égard. Persuadé que «la région va s’en sortir», il a indiqué qu’il y aura «des belles choses qui seront annoncées d’ici peu».
À l’heure actuelle, a fait remarquer M. Goulet, il reste près de 6 M $ disponibles pour soutenir des projets de développement.
Des 21 M $ octroyés, 2 160 000 $ sont administrés par le ministère des Régions, et 1 350 000 $ sont alloués au budget de fonctionnement du commissariat sur une période de trois ans. L’acquisition du parc industriel régional a coûté un peu plus de 5 M $, et jusqu’à maintenant, 1,2 M $ ont été investis dans divers projets d’entreprises. On conserve également un montant provisionnel de 6 M $ pour le dragage du port.
Et, selon M. Simard, l’investissement pour le parc industriel sera rapidement récupéré par la vente de terrains : Il ne s’agit pas de dépense, mais bien d’un excellent investissement.
Dragage d’urgence
Dans un autre ordre d’idées, le dragage d’urgence auquel a consenti le ministère de l’Environnement pour cette année s’effectuera sous peu. En effet, le travail de préparation du bassin d’assèchement dans lequel les sédiments seront déposés temporairement avant de prendre la route du site d’enfouissement sanitaire St-Pierre, est actuellement en cours à l’arrière de l’édifice de l’ancienne Sorel Steel Fonderies, près du pont Turcotte, du côté de Sorel.
Ce dragage d’urgence permettra d’enlever quelque 5 000 mètres cubes de sédiment à l’embouchure de la rivière Richelieu, ce qui facilitera grandement l’accostage des bateaux au port de Sorel. Le dragage principal, qui permettra d’enlever 50 000 mètres cubes de sédiment, devrait pour sa part débuter l’année prochaine.














