Un jeune cycliste est happé à mort à Saint-Ours
Des actions doivent être prises pour minimiser les risques d’accident

2 Août 2006 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Le décès de Mathieu Giguère, un garçon de huit ans, de Sainte-Sophie, dans les Basses-Laurentides, happé mortellement par une voiture sous les yeux de sa mère impuissante, mardi, alors qu’il traversait à bicyclette la route 133 (chemin des Patriotes), à la hauteur du terrain de camping Bellerive, à Saint-Ours, ne doit pas être vu comme un simple fait divers mais être l’élément déclencheur à la prise de réelles mesures pour éviter que ne se reproduise dans ce secteur un autre drame du genre dans le futur.

Le maire de Saint-Ours, Daniel Arpin, le directeur de la Sûreté du Québec de la MRC du Bas-Richelieu, André Roy, les propriétaires du terrain de camping où passaient leurs vacances la jeune victime et ses parents, et des représentants du ministère des Transports se sont rencontrés, mercredi, afin d’analyser la situation et trouver des solutions pour minimiser les risques d’accident dans ce secteur. À Saint-Ours, certains souhaitent que le MTQ prenne les mesures pour réduire la vitesse dans cette zone où la limite est de 90 kilomètre à l’heure et ce, bien que la vitesse ne soit pas en cause dans le décès tragique du garçon. Il a été heurté alors qu’il revenait du terrain de balle situé, en face du camping. Il a succombé à ses blessures, en soirée mardi, à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal.

«Il nous fallait réagir pour assurer des mesures concrètes. Il faut éviter que ça ne se reproduise», nous a admis le maire de Saint-Ours, qui convient que la Ville n’a pas autorité dans ce secteur. C’est le MTQ qui est responsable de la réglementation de cette route. «Il y a quelques années, le Ministère a accepté d’établir sur la route 133 dans le secteur du camping une ligne double pour interdire les dépassements et d’installer des panneaux de signalisation en bordure de la route pour avertir les automobilistes qu’ils se trouvaient près d’un terrain de loisir dont les activités sont établies des deux côtés de la route», a-t-il précisé, soulignant que ces mesures ne sont pas suivies et vues par tous.

Réduire la limite de vitesse dans ce secteur ne semblerait pas la priorité des intervenants. Ceux-ci opteraient pour la sensibilisation auprès des vacanciers et la réglementation aux abords du terrain du terrain de camping. «Certains croient qu’il faut réduire la vitesse permise. Le MTQ nous dit qu’il ne s’agirait pas d’une bonne idée car ça sécuriserait à tort certains parents. Il doit proposer des pistes de solutions en septembre ou octobre», a ajouté le maire Daniel Arpin, confirmant que les propriétaires du terrain de camping ont accepté de modifier leurs signalisations et de sensibiliser les parents aux dangers de laisser leurs enfants traverser seule la route pour s’adonner à des activités. Le week-end dernier, certaines actions avaient déjà été prises pour sécuriser la traverse du chemin.

Enfin, le directeur du poste de la SQ du Bas-Richelieu, André Roy, convient que des actions doivent être prises pour minimiser les risques d’accident dans ce secteur. «Il faut trouver des façons de minimiser les va-et-vient des gens qui passent leurs vacances à ce camping établi sur les deux côtés d’une route passante. Il faudra aussi regarder différentes pistes de solutions pour réduire les risques d’accident», a-t-il conclu.

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