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La MRC réitère son appui à la piste cyclable sur l’emprise ferroviaire La MRC réitère son appui à la piste cyclable sur l’emprise ferroviaire
24 Septembre 2002 - La Voix - (Hélène Goulet) - Le conseil des maires de la MRC du Bas-Richelieu a réitéré avec force son appui à l’implantation d’une piste cyclable sur l’emprise ferroviaire du Canadien national, entre Sorel-Tracy et St-François-du-lac.
C’est ce qui a été résolu mercredi soir dernier, lors de l’assemblée régulière de la MRC, à laquelle assistaient des dizaines de cyclistes amateurs.
Ces derniers avaient été alertés par des décisions des conseils municipaux d’Yamaska, St-Gérard et St-Robert, qui, par voie de résolution dans leur municipalité respective, ouvraient la porte à de possibles modifications du tracé de la piste, afin de ne pas nuire aux activités agricoles de certains producteurs possédant des terres traversées par l’emprise ferroviaire.
Le conseil a en effet accepté d’entendre les suggestions des producteurs concernés, mais ces derniers n’ont que trente jours pour trouver une alternative satisfaisante, qui n’entraînera pas de coûts supplémentaires. S’il n’y a pas entente, c’est le tracé de l’emprise ferroviaire qui prévaudra.
Cette courte période permettra, estime le préfet Olivar Gravel, de se situer dans les délais imposés par le gouvernement. En effet, selon Ghislaine Péloquin, porte-parole du Réseau sentier nature, gestionnaire du projet, cela fait plusieurs années que le projet de piste cyclable est sur la table. Le gouvernement a accepté de le subventionner, au coût de 1,5 M $, en autant qu’il soit complété cet automne. Si les travaux ne débutent pas avant décembre, le Bas-Richelieu, qui est une des seules régions à ne pas être reliée à la Route verte du Québec, pourrait perdre la subvention promise.
En juillet dernier, la MRC avait accepté le principe de l’utilisation de l’emprise ferroviaire du CN, pour laquelle elle avait obtenu la location d’un bail d’une durée de 60 ans sur l’ensemble de son territoire. Certains producteurs agricoles, a déploré le directeur général de la MRC, Denis Boisvert, se sont appropriés sans autorisation les emprises ferroviaires qui traversent leurs terres.
M. Boisvert répondait ainsi à un commentaire de Louis Joyal, ex-candidat défait à la mairie d’Yamaska, et propriétaire d’une de ces terres. M. Joyal, qui s’est dit cycliste convaincu, n’est toutefois pas en accord avec l’utilisation de l’emprise ferroviaire sur sa terre. Il a même déclaré que l’utilisation par les cyclistes de pistes similaires dans l’Estrie était en déclin.
Ce qu’a réfuté Mme Péloquin, qui a dit posséder des statistiques démontrant, au contraire, la popularité grandissante de telles pistes sécuritaires.
Pour sa part, M. Joyal estime que cette piste entre Sorel-Tracy et Yamaska ne serait pas intéressante pour le cycliste qui ne passerait qu’à travers des champs de maïs et du branchage.
Au contraire, s’est encore exclamée Mme Péloquin, qui a eu l’opportunité de s’y promener, il s’agit d’un endroit «extraordinaire» et un paysage bucolique où les gens seront sûrement heureux de pédaler en toute sécurité, estime-t-elle De dire que c’est laid est totalement faux, s’est-elle exclamée.
M. Joyal a en outre déploré n’avoir été consulté pour la 1ère fois que le 28 mai. , mais s’est fait répondre par M. Boisvert qu’on avait tenté plusieurs fois (témoins à l’appui, a-t-il affirmé ) de le joindre, sans succès.
Pour sa part, le directeur général du CLD du Bas-Richelieu Yves Fortin, qui assistait à l’assemblée, a déploré le fait que M. Joyal estime le projet inintéressant : M. Fortin a rappelé que la première phase de cette piste consiste à relier le Bas-Richelieu à la Route verte. Notre plan va se compléter sur plusieurs années. Il faut d’abord s’accrocher au Réseau vert. Des boucles sont prévues lors d’autres phases, a-t-il enfin précisé.
Signalons que la décision des maires a été applaudie chaudement par ceux et celles qui ont assisté à la rencontre














