Kalyporc, de Ste-Victoire, débute ses opérations

24 Septembre 2002 - La Voix - (Hélène Goulet)- Née dans la controverse entourant l’ensemble de l’industrie porcine au Québec, la porcherie Kalyporc de Ste-Victoire a débuté ses opérations cette semaine, par la tenue d’une journée portes ouvertes qui s’est tenue lundi dernier.

Les porcelets, quant à eux, devaient quant à eux commencer à arriver jeudi. Les propriétaires Isabelle Tremblay et Stéphane Rajotte étaient heureux de pouvoir commencer à opérer leur entreprise qui comprend deux bâtisses pouvant chacune accueillir 1200 porcs.
Pour un, Stéphane Rajotte demeure serein malgré toute la polémique et l’émotivité qui ont entouré l’implantation de l’entreprise.

Nous avons toujours été conformes, et même «à la coche», avec les normes du ministère de l’Environnement, et nos permis sont en règle, a-t-il fait valoir. Laissez-nous opérer au moins un mois, vous allez voir, a-t-il lancé.

Le couple, dans le but de montrer la qualité de leurs installations, avait donc organisé cette journée portes ouvertes à laquelle il a non seulement invité agriculteurs, amis et médias, mais aussi les voisins qui, pour la plupart, se sont toujours opposés à cette implantation. Rencontrée quelques jours plus tard, la porte-parole du groupe L’autre monde rural, Catherine Goretta, a déclaré à La Voix qu’elle ne s’était pas sentie capable d’accepter cette invitation.

Lundi dernier, la visite a permis de constater de visu quelles étaient les installations d’une porcherie considérée comme à la fine pointe des exigences modernes.

Chaque bâtisse est divisée en stalles qui peuvent contenir 21 porcs à la fois. Le purin tombe sur un sous plancher, et un mécanisme permet de le drainer jusqu’à la fosse située à l’extérieur : un grand cylindre de 36 mètres (109 pieds) de diamètre, ceint par un mur de béton de 6 mètres (18 pieds) de hauteur.
Le fumier liquide sera épandu pour une première fois au printemps prochain avant les semences, puis un peu plus tard, par injection, directement incorporé dans la terre, ce qui, estime M. Rajotte, diminuera les odeurs.

La superficie totale de la propriété du couple comprend 1200 arpents, a indiqué M. Rajotte, alors que selon la grosseur de leur porcherie et en vertu des normes du ministère de l’Environnement, les besoins en terre d’épandage sont de 350 arpents.

L’entreprise permet l’engraissement de 2400 porcs à la fois. Ceux-ci arrivent alors qu’ils pèsent 24 kg, et sont revendus à l’abattoir lorsqu’ils ont atteint 107 kg. Selon Mme Tremblay, il y aura trois lots de porcs par année.


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