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La direction d’Alstom déplore l’utilisation des médias par le syndicat
10 Septembre 2002 - La Voix - (HG) – Au bout du fil, le directeur principal aux ressources humaines et communications chez Alstom, Pierre F. Renault, reste surpris quelques secondes, lors de l’appel de la journaliste lui demandant son point de vue sur les inquiétudes des travailleurs qui craignent de voir cesser la production à plus ou moins brève échéance.
Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, a-t-il finalement laissé tombé, à la fois étonné et déplorant que le syndicat veuille régler certains problèmes sur la place publique avant de chercher des solutions à l’interne. Ça m’indispose, a-t-il avoué.
M. Renault a toutefois confirmé la demande par le syndicat pour une rencontre avec le comité de direction.
Ce dernier devait avoir lieu la semaine dernière, mais pour des raisons incontrôlables, il n’a pas pu être tenu. Nous devons discuter de cette demande en comité avant de donner une réponse au syndicat, a-t-il fait observer.
Et contrairement à ce qu’avait laissé entendre les représentants syndicaux, M. Renault ne croit pas que le comité de direction pourra se réunir cette semaine pour discuter de la demande syndicale. Il y a des gens à l’extérieur durant le mois de septembre, et nous n’avons pas encore arrêté une date de réunion, a-t-il fait savoir.
Par ailleurs, M. Renault a rappelé que les récentes mises à pied ont été effectuées en dehors du contrôle de la direction d’Alstom. Le retard pour ce qui est du rappel de ces salariés, dorénavant prévu pour l’automne 2004 au lieu du printemps 2003, est attribuable, selon lui, au ralentissement marqué de l’économie américaine. Ce n’est pas reparti comme beaucoup de gens le voudraient, a-t-il fait remarquer.
Quant au renouvellement de la convention collective, M.Renault a indiqué que la direction avait déposé ses offres finales au niveau monétaire en juin. Je crois qu’il y a eu une assemblée syndicale le 27 juin, mais personne ne m’a rappelé par la suite. Il y a eu la période de vacances de part et d’autre, mais on ne m’a pas non plus sollicité pour une rencontre depuis ce temps, et nous sommes le 4 septembre.
M. Renault dit trouver triste la position syndicale qui présume du sort du secteur de la production. Selon lui, plusieurs ateliers fonctionnent bien à l’heure actuelle, dont l’atelier Triumf (qui devrait terminer ses activités en octobre 2003) et l’atelier d’usinage. Notre carnet de commandes est presque plein, a-t-il fait valoir.
Pour ce qui est de la sous-traitance, M. Renault a rappelé que l’entreprise essayait toujours de s’assurer de produire à meilleur coût, en conformité avec les dispositions de la convention collective. Nous sommes une entreprise qui fabrique des roues et des composantes d’alternateurs. Cela n’empêche par la compagnie de vendre des turbines, a-t-il fait valoir. Si des pièces ne peuvent pas être usinées sur place, a, Alstom fait appel à la sous-traitance. a-t-il finalement spécifié.














