Reste au fédéral le quai numéro 2, un « dépanneur »


Le quai no 2 à Sorel-Tracy

30 Juin 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Le maître de port André Cardin, qui a vu les quais fédéraux vendus un à la suite de l'autre depuis 19 ans, n'a plus que la charge de surveiller les activités du quai numéro 2, de l'héliport et de la cour Gouin.

Il cessera ses activités quand le gouvernement Harper décidera de le céder à la ville de Sorel-Tracy qui le convoite pour en faire un espace récréo-touristique.

Pour le moment dit M. Cardin, il est utilisé comme " dépanneur ". En février et mars, quatre bateaux de Terminal maritime y ont déchargé leur cargaison. Un autre y est resté 37 jours pour une réparation.

"Au printemps, avec les pluies, son tirant d'eau était fort acceptable", dit-il. Parfois des bateaux qui viennent charger au quai de Fer et titane y accostent en attendant. C'est le cas du Catherine Desgagnés ou de d'autres bateaux qui par grands vents, préfèrent y accoster plutôt que de jeter l'ancre au large.

Autre service rendu : le terrain de l'héliport sert à stationner les camions en attente de chargement aux Élévateurs à grains, dit-il, ce qui désengorge les rues du centre-ville. "Finalement il a encore une certaine utilité, mais pas tous les jours ", dit-il.

Il n'est pas non plus en bon état, le fédéral se contentant de " patcher " asphalte et béton, de réparer les clôtures et de le déneiger l'hiver.

Mais il se réjouit de la vie qui s'active dans le port et sur les quais privés. " On n'a pas encore rattrapé le trafic du début des années quatre-vingt dix avec 325 bateaux au port, mais on en est revenu à 275 ".

QIT est certes le plus gros utilisateur du port. À son quai, derrière l'usine où on manutentionne plus de la moitié des tonnes de produits manipulées dans le port sorelois. On y décharge tous les quatre jours deux bateaux contenant 30 000 tonnes de minerai chacun. Tout comme Terminal maritime, l'entreprise veut agrandir son quai actuel vers l'ouest. Terminal maritime veut aussi ajouter un quai en le prolongeant vers le fleuve.

Mais on fait peu de réparation de navire ici comme ce fut le cas autrefois, déplore-t-il. La dernière aventure avec Goldtec et son démantèlement non terminé de l'Alcor a mis un point final à ces activités.

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