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Après une longue discussion, les maires réitèrent leur confiance au CLD

20 Juin 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Le CLD peut désormais siéger sans craindre la mauvaise humeur des maires. Car en conseil de la MRC, la semaine dernière, ils ont acquiescé que la composition actuelle du c.a de l’organisme économique - composé de 22 personnes dont six maires – permet un sain partage des responsabilités entre élus et bénévoles citoyens.
Mais pour en arriver là, ils ont discuté sérieusement mais sereinement pendant une trentaine de minutes, suite à une intervention du maire Daniel Arpin proposant que les maires soient désormais en majorité au c.a. du CLD. « On finance en grande partie le CLD et taxe nos citoyens pour cela. On devrait y être majoritaire comme dans le CLD voisin où 6 membres du c.a sur 9 sont des élus ».
L’intervention a plu à certains. Mais d’autres, nouvellement élus, voulaient comprendre pourquoi il en était ainsi. « Pour partager les responsabilités. Vous avez aussi reconnu à ce moment l’importance de la concertation et l’implication de haut niveau des citoyens qui y siègent», a répondu le directeur général Denis Boisvert et ce, au moment où la loi 134 - qui donnait la responsabilité des CLD aux MRC - permettait aux élus de statuer sur la composition de son c.a. Ici, la MRC y a délégué six maires plutôt que trois comme avant.
Pour sa part. Marcel Robert a dit ne pas comprendre cette motion de non confiance en faveur de gens qui travaillent à l’avantage de tous. La déception vient, a avancé Gilles Salvas, du fait que la présence de trois ou six maires au c.a. n’a rien changé. « Ils n’ont pas plus de pouvoirs qu’avant. Et chaque année, le CLD demande plus d’argent. Peut-être la machine est-elle trop grosse, je ne sais. »
Raymond Arel a réagi : les six maires présents au CLD savent où va l’argent. « Travailler en plus grand nombre permet d’avoir plus d’idées. La région ne peut se passer de l’apport précieux et de l’expérience de ces bénévoles. Les choses n’iraient pas plus vite s’il y avait moins de monde pour les faire avancer. On a assez de jobs à faire comme élus sans vouloir tout contrôler. On a dit OUI au fonds FIER et au CLD parce qu’on veut que les choses avancent. Il faut donner une chance au coureur.»
Marcel Robert d’ajouter : on a fixé des objectifs, défini un plan stratégique ensemble. Parce que qu’on a tous comme objectif de développer la région, en faire une région forte. Le CLD est à la toute veille d’annoncer de fort bons résultats suite à ses efforts. « Il faut voir quel est le rôle des maires – celui de leader - pour permettre que les affaires roulent avec des résultats intéressants. Laisser l’impression que ce n’est pas satisfaisant n’est peut-être pas le meilleur signal à donner. Partager le fardeau du développement est plus facile, non ?»
C’est aux maires d’initier des projets, de présenter leur vision du développement, de donner leurs avis sur les projets, a renchéri Denis Marion : « En faisant cela, j’ai le feeling de participer au développement aussi dont le bras économique est le CLD ».
Finalement, de constater Claude Pothier, le pouvoir sur le CLD c’est à la table de la MRC qu’on peut l’exercer. En donnant certains mandats et un support financier pour les remplir.
Ainsi, siéger au CLD permet aux maires d’aller chercher toute l’information requise pour se faire une tête sur les sujets, voir comment le CLD fonctionne, sentir les choses, a rajouté Marcel Robert. Il serait sage que les maires y siègent par rotation, a proposé M. Pothier. Déjà 8 des douze actuels y ont déjà siégé.
Voilà une discussion, a avoué Daniel Arpin, qui le satisfait bien. Il a retiré sa proposition même si aucun maire ne l’avait encore appuyée.














