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Visite surprise de Bernard Landry au Festival des arts de Sainte-Anne

4 Septembre 2001 - La Voix - Quand Louisette Sirois, propriétaire du dépanneur Au Voisin de Sainte-Anne-de-Sorel a fait parvenir une lettre au Premier ministre Bernard Landry l'invitant à venir faire un tour au Festival des arts de Ste-Anne, elle savait dans son cœur que s'il le pouvait, il viendrait.
Et c'est en effet ce qui est arrivé. Touché par la lettre de Mme Sirois, M. Landry a spontanément accepté l'invitation et c'est à son dépanneur, situé en plein centre du village, qu'il est débarqué en premier lieu avec sa horde de garde du corps pour la saluer, samedi dernier, en plein cœur du Festival.
Mme Sirois se qualifie comme une fan de Bernard Landry. J'aime beaucoup Bernard Landry, et ce, même avant qu'il soit Premier ministre. Il est souvent «massacré» par les médias, mais je trouve pour ma part que c'est un homme très intelligent et cultivé.
Ça faisait un mois que l'idée de l'inviter au Festival lui trottait dans la tête. Mme Sirois ne fait pas partie du comité d'organisation de l'activité et a fait cette invitation à titre personnel. Finalement, c'est le lundi 20 août, quelques jours avant le Festival, qu'elle a finalement fait parvenir sa lettre par courrier express. Ça me tentait de le voir, et le Festival constituait une bonne occasion. Je savais qu'il avait du cœur et dans mon fort intérieur, j'étais sûre qu'il viendrait.
Mais quand la secrétaire de M. Landry a finalement téléphoné, la veille, elle croyait bien que c'était une farce de ses amis, qui connaissent sa passion pour le politicien. Mais c'était tout à fait vrai ! Car M. Landry, lui, a été touché par la gentillesse et la simplicité de cette lettre non protocolaire. Elle m'a écrit une très gentille lettre... et je suis venu ! a-t-il déclaré à La Voix lors de la rencontre, se disant fort sensible aux belles lettres, et heureux que son agenda ait été libre au bon moment.
Mme Sirois a fait faire le tour du propriétaire à son illustre invité, qui a semblé apprécier l'aménagement et les produits maison qui y sont offerts. Il s'est assis quelques minutes avec elle, le temps que les photographes les mitraillent avec leurs appareils. Ces photographies constitueront sûrement des souvenirs inoubliables pour Mme Sirois.
Par ailleurs, M. Landry a aussi fait savoir qu'il venait régulièrement tous les étés faire un tour au Chenal-du-Moine. Parfois pour faire un tour de bateau, ou tout simplement déambuler en automobile. C'est un endroit charmant, tout plein de souvenirs littéraires associés à Mme Germaine Guévremont. Les Salvail, les Angélina Desmarais, il ne faut jamais oublier ça ! M. Landry a indiqué qu'il avait déjà visité le chalet de Mme Guévremont située sur l'îlette au Pé, au moment où elle était accessible au public.
Un peu plus tard, devant la foule amassée près du Gîte du Presbytère, il rappellera son amour pour l'œuvre de Mme Guévremont, auteure du Survenant, et grande femme de lettres. Avec humour, il a conclu rapidement sa brève allocution en paraphrasant le Survenant lui-même : Ah... Never mind, je ne veux pas vous déranger plus longtemps !
Le Premier ministre, accompagné du député Sylvain Simard et de ses gardes du corps, a ensuite conversé avec les gens du coin, dont le maire Réjane Salvail, qui avait sûrement quelques demandes à formuler.
Il est reparti une heure plus tard en possession d'une boîte de carrés aux dattes, confectionnés avec affection par Mme Sirois. Une promesse écrite dans la lettre, semble-t-il, puisqu'il a fait un sourire de reconnaissance en la recevant.
Une belle réussite pour le Festival des arts
La 2e édition du Festival des arts a pour sa part battu son plein durant cette journée de samedi, à l'aide la belle température. Durant la fin de semaine, de 5 000 à 6 000 personnes ont ainsi circulé dans un flot régulier pour voir les peintres à l'œuvre, le travail des artisans, ou tout simplement pour siroter un verre de vin en écoutant un chansonnier. Près d'une vingtaine de sites étaient accessibles, mais on pouvait constater que les regroupements de foule avaient lieu surtout dans le village, autour du Gîte du Presbytère, et à la Maison du Marais, où, en plus de plusieurs peintres à l'œuvre, on pouvait admirer l'exposition de quatre peintres animaliers de renom, en plus d'une exposition de photographies signées Michel Péloquin, de Ste-Anne.
Samedi soir, le concert de l'Harmonie Calixa-Lavallée, auquel participait la soprano Louise Marcotte, originaire de Ste-Anne, et le chanteur Francis Mondoux a constitué pour plusieurs un moment magique.
Le lendemain dimanche, la température un peu plus incertaine a fait en sorte que le Festival s'est terminé un peu plus tôt que prévu, a fait savoir à La Voix Charlotte Chapdelaine, co-propriétaire du Gîte du Presbytère avec Maxime Lafond, président du comité organisateur du Festival.
Jusque vers 14h30, ça allait bien, mais il a commencé à pleuvoir. Les artistes sont rentrés chez les commerçants et les artisans ont commencé à remballer leur production. Ceci dit, nous sommes très satisfaits de la fin de semaine, même s'il y a toujours des choses à améliorer, a-t-elle conclu.
D'ores et déjà, on est assuré de voir une 3e édition l'été prochain, surtout que Sainte-Anne va fêter son 125e anniversaire de fondation. On va repenser certaines activités, mais c'est sûr que ça va toujours tourner autour des arts et de la culture, a assuré Mme Chapdelaine.














