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Déchets cherchent propriétaires!
29 Mai 2006 - La Voix - Joey Olivier - C'est à se demander si certains terrains situés à Sorel-Tracy sont considérés comme des dépotoirs à ciel ouvert par certains citoyens. Une enquête de La Voix a permis d'identifier deux endroits où bardeaux d'asphalte, matelas, bois, divans, contenants de produits chimiques et une panoplie de déchets tout aussi polluants les uns que les autres sont jetés illégalement. Sans compter les endroits boisés ailleurs sur le territoire qui ont échappé au représentant du journal.
Le premier est situé aux abords de la piste cyclable derrière la cantine du 1200, chemin des Patriotes, à environ un kilomètre du parc Lemieux, à Sorel-Tracy. Deux citoyens ont contacté le conseiller municipal Yves Bérard pour faire état de la situation, et ce dernier a publié les photos de ce désolant paysage lors de la dernière assemblée du conseil municipal. "Il y a trois ou quatre ans, un groupe de scouts et moi avions amassé un contenant plein de déchets dans un secteur et je ne comprends pas qu'aujourd'hui, encore, certains citoyens jettent n'importe quoi dans un champ comme ça", a-t-il souligné. Le terrain en question serait la propriété d'Hydro-Québec, mais étant donné que la piste cyclable passe à proximité de ce site, la Ville devrait être obligée de payer la facture. On estime à 1 000$ le coût pour enlever l'amoncellement de déchet à cet endroit. Vérification faite, il est toujours possible d'accéder à l'endroit en véhicule.
Rappelons que dans le secteur du Chalet des loisirs dans le secteur Tracy, le long de la voie ferrée, la Ville a dû par le passé enlever à trois reprises des déchets laissés par des citoyens. Après s'être rendu sur les lieux, le signataire de ce texte a constaté que des blocs de béton ont été placés à l'entrée située à côté du chalet. Selon le préposé de la ville sur place, ces blocs ont résolu le problème dans le secteur.
Marcel Robert, maire, explique difficilement ce manque de civisme : "C'est impensable dans une société moderne, surtout qu'à tous les débuts de mois, il y a une collecte gratuite des déchets encombrants et que si une personne ne veut pas attendre, il peut se rendre chez Conporec et se débarrasser de ses déchets pour quelques dollars!", a-t-il déclaré en entrevue.
Le deuxième endroit où l'on a trouvé trois buttes de déchets est situé aux abords d'un chemin boisé situé à l'extrémité du rang Sainte-Thérèse, près de l'ancien dépotoir de Saint-Pierre-de-Sorel. Il a cependant été impossible de déterminer le propriétaire de ce terrain puisqu'une partie de l'ancien dépotoir appartient désormais à la ville tandis qu'une autre ne l'est pas. Le règlement municipal est cependant très clair sur le sujet, il est considéré comme une nuisance publique, le fait de placer, déposer, accumuler ou amonceler de la terre, du sable, du gravier, de la pierre, de la ferraille, des pièces ou carcasses d'automobiles et autre machinerie, des objets de rebut, des guenilles, du bois de seconde main, des métaux, du caoutchouc, des pneus usagers ou autres objets ou substances de même nature sur tout terrain ou emplacement construit ou vacant situé dans la ville.
Une chasse perdue d'avance?
Pour qu'une personne écope de l'amende prévue de 250$, il faut qu'elle soit prise sur le fait par un policier, le service de planification et du développement urbain ou un préposé à la réglementation municipale. Dans les faits, aucune contravention n'a été émise dans la dernière année et fort à parier que dans l'histoire de la ville, peu de ces contraventions l'ont été pour ce délit. On peut aussi coincer un citoyen fautif en établissant une preuve circonstancielle solide. Pour Yves Bérard, il faudra en venir à la dénonciation : "On peut éduquer, sensibiliser, mais nous sommes limités dans nos actions. On ne peut pas mettre un surveillant par site! On se doit donc de le dénoncer", a-t-il conclu.














