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Emploi-Québec dévoile son plan d’action pour l’année en cours

11 Juin 2002 - La Voix - Emploi-Québec de la Montérégie a présenté cette semaine son plan d’action pour la prochaine année, qui prévoit, pour le Centre local d’emploi de Sorel, un investissement de près de 5 M $. En conférence de presse, le directeur régional de l’organisme, Richard St-Pierre, a indiqué que des gestes concrets allaient être posés en regard des principales orientations privilégiées dans le but d’offrir des services publics d’emploi performants.
Ces orientations sont, notamment, de créer une dynamique par laquelle les personnes en recherche de travail pourront acquérir les compétences nécessaires pour l’obtention d’un emploi ; les CLE agiront conséquemment auprès des personnes qui rencontrent des difficultés d’intégration en emploi par différentes mesures leur facilitant leur retour sur le marché du travail.
Parallèlement, les CLE souhaitent pouvoir intervenir rapidement auprès des PME qui éprouvent de la difficulté dans la gestion de leurs ressources humaines, entre autres en matière de recrutement et de formation de leur main-d’œuvre. Finalement, l’organisme compte travailler de concert avec les employeurs et les partenaires pour faire face adéquatement aux impacts du vieillissement de la main-d’œuvre.
Le directeur local d’Emploi-Québec, Denis Gauthier, a admis que ce vieillissement de la main-d’œuvre, dans le Bas-Richelieu, était une problématique particulièrement préoccupante. Selon lui, des projets avec les entreprises de la région pourraient favoriser un certain maintien de la main-d’œuvre plus âgée, mais plus expérimentée, tout en favorisant l’embauche d’employés plus jeunes.
M. Gauthier a rappelé que 2 200 des 3 400 personnes bénéficiant de la Sécurité du revenu dans le Bas-Richelieu est apte au travail. Leur principal handicap est leur faible taux de scolarité. La clientèle bénéficiant de l’assurance-chômage, qui se chiffre à près de 2 000 prestataires, constitue un groupe un peu plus scolarisé et donc un marché plus actif dans le milieu de la recherche d’emploi, croit-il.
Le taux d’analphabétisme est très élevé dans notre région, a-t-il fait remarquer. Le CLE compte sur la collaboration d’organismes tels l’Ardoise du Bas-Richelieu (alphabétisation) pour contrer les effets négatifs d’une faible scolarité. Nous devons conséquemment adapter nos stratégies, a-t-il indiqué. En plus de la formation de base, Emploi-Québec favorise la tenue d’ateliers sur l’estime de soi ou la prise en main de chacun.
Il y a plusieurs postes vacants, fait savoir M. Gauthier, mais les critères d’admissibilités sont souvent trop élevés pour la main-d’œuvre disponible. Il faut effectuer un arrimage entre le profil de l’offre et la demande, croit-il.
Parmi les priorités spécifiques au Bas-Richelieu, Emploi-Québec souhaite aider les PME à combler leurs postes vacants et les aider dans la formation de la main-d’œuvre.
D’autre part, l’organisme soutiendra l’organisation de groupes de formation en concertation avec les partenaires du milieu dans le but de répondre aux besoins du marché du travail.
M. Gauthier souhaite par ailleurs promouvoir l’utilisation des services du CLE dans la salle multiservice où l’utilisateur peut trouver aide-conseil, un guichet emploi, et où il peut rédiger son curriculum vitae.
Nous voulons également faciliter l’intégration des jeunes en emploi ainsi que celle des personnes de 45 ans et plus, a-t-il fait valoir.
Parmi les outils qui seront utilisés, notons des conférences offertes aux employeurs, l’aide aux entreprises pour recruter de la main-d’œuvre, l’aide aux travailleurs de plus de 45 ans qui ont été mis à pied, ainsi que l’accès aux femmes à des formations dans des métiers non traditionnels.
L’année dernière, plus de 1 700 personnes ont profité des services d’Emploi-Québec, a soutenu M. Gauthier. De ce nombre, plus de 1 000 personnes ont pu retourner en emploi.
Finalement, Marc Hallé, représentant du Conseil régional des partenaires du marché du travail de la Montérégie, organisme partenaire d’Emploi-Québec, a soutenu que la main-d’œuvre devait s’adapter à la réalité de la mondialisation.














