Katimavik : une expérience de vie enrichissante pour les jeunes adultes

23 Mars 2006 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Partir loin de chez soi pendant neuf mois, quitter le confort douillet de son milieu familial, sa famille, ses amis afin de développer ses compétences en leadership et apprendre une langue seconde et ce, par le biais de projets de travail dans la communauté et la vie de groupe. Voilà ce que propose l'expérience Katimavik et à laquelle neuf Canadiens, âgés entre 17 et 21 ans, vivent depuis septembre 2005 dans trois régions du Canada. Pour l'une des premières fois depuis des années, des participants de Katimavik vivent l'expérience de l'engagement communautaire dans la région de Sorel-Tracy.

Ces jeunes aventuriers, cinq garçons et quatre filles, ils viennent du Québec, de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de la Nouvelle-Écosse, de l'Ontario et de l'Île-du-Prince-Édouard. Ils ont d'abord passé par Midlands en Ontario, d'octobre à décembre dernier, avant de se retrouver à Sorel-Tracy, du 16 janvier au 31 mars. Ils termineront leur grande aventure en se retrouvant à Burnaby, en Colombie-Britannique, d'avril à juillet. "Ces jeunes apprennent à vivre ensemble avec 21 $ dans les poches par semaine. C'est un beau challenge pour eux de devoir partager les tâches dans la maison, de coucher dans une même pièce, de vivre en communauté, loin de ses proches", nous a indiqué Andrée-Anne Danis, chargée de projet à Sorel-Tracy.

En semaine, les participants doivent œuvrer au sein d'organismes de la région. On les retrouve à l'école Jean-de-Brébeuf, à l'école secondaire Fernand-Lefebvre, à la Maison de jeunes, à la base plein air Villa Lajoie, à l'Arrêt-Court, au Carrefour jeunesse-emploi, au Carrefour naissance-famille ainsi qu'au Centre d'interprétation du patrimoine de Sorel. Les week-ends, ils s'organisent pour découvrir différents lieux intéressants du Québec sans oublier l'activité physique essentielle au maintien d'une bonne santé. "Ces jeunes sont dynamiques et débrouillards et veulent vraiment vivre l'expérience dans la meilleure ambiance possible. Ce n'est pas toujours facile de vivre en groupe, mais ils font les efforts voulus pour trouver des solutions pour régler les petits conflits".

Une expérience inoubliable

Au cours des derniers jours, le Journal a effectué une tournée de certains lieux où travaillent des participants du programme Katimavik. Une chose est évidente : ces jeunes sont là pour vivre une expérience qu'ils n'oublieront pas de sitôt. Katimavik offre aux jeunes Canadiens une expérience passionnante qui conjugue apprentissage et engagement volontaire. C'est le principal programme national de service volontaire pour la jeunesse au Canada. Jean-Philippe Keable travaille à la Porte du Passant, Originaire de Saint-Augustin-Desmaures, dans la région de Québec, il admet avoir embarqué de plein pied dans l'aventure afin de trouver une voie pour son futur travail, apprendre l'anglais et se retrouver avec lui-même, avec des valeurs humaines qui lui permettront de grandir.

"Ma famille me manque. J'ai eu besoin d'un certain temps pour m'adapter à la vie en communauté. Aujourd'hui, j'ai beaucoup de plaisir en groupe et sur les lieux de mon travail. Si c'était à recommencer, je reprendrais la même décision car c'est la chance de ma vie qui s'offre à moi de partir ma vie adulte sur une base solide", de dire Jean-Philippe, qui met à profit son côté artistique au sein de l'organisme pour lequel il travaille. "C'est vraiment extraordinaire de travailler avec des jeunes. Ce sont de jeunes artistes créatifs qui ne refusent jamais une demande d'aide. Jean-Philippe fait de la couture, aide à l'animation et fait preuve de beaucoup de créativité. C'est un plus pour notre organisme", a déclaré la directrice de la Porte du Passant, Sylvie Finley.

De son côté, Benoît Larose, originaire du lac Nominingue, a décidé de prendre une année sabbatique aux études afin de voyager et voir du pays, apprendre l'anglais et trouver sa véritable voie pour son futur. Oeuvrant au Carrefour jeunesse-emploi, il a ainsi la chance de développer ses qualités de communicateur. "Les responsables du programme nous amènent à améliorer notre sens des responsabilités. Il faut avoir beaucoup d'entre-gens et démontrer un certain dynamisme pour parvenir à avoir du plaisir dans Katimavik. Pour ma part, j'apprécie mon expérience car je suis quelqu'un qui aime être occupé. Le plus difficile jusqu'à maintenant a été de passer le temps des Fêtes loin de mes proches".

Pour leur part, Scott Andrews, de l'Île-du-Prince-Édouard, et Diane Lavallée, de la Gaspésie, travaillent avec de jeunes enfants au Carrefour naissance-famille du Bas-Richelieu. Pour Scott, il s'agit d'une première expérience avec des bambins. "J'adore mon travail même si ce n'est pas habituel pour moi", a-t-il confié. "Le plus difficile, c'est de devoir vivre avec beaucoup de gens dans une même maison dans un milieu francophone quasiment à 100 %. La barrière de la langue me rend la tâche difficile par moment, mais j'adore mon expérience". Quant à Mme Lavallée, elle dit s'ennuyer de ses proches. "Ce n'est pas facile vivre loin de sa famille, mais Katimavik est la plus belle expérience que j'ai eu la chance de vivre. C'est une grande école de vie".

À la recherche de familles d'accueil

Enfin, les responsables du programme Katimavik sont à la recherche de familles d'accueil intéressées à héberger, pendant deux semaines au mois de mai, les prochains participants de Katimavik. Ces familles leur feront vivre l'expérience familiale au cours de leur séjour dans la région. Les familles intéressées doivent assurer un transport au participant pour qu'il puisse se rendre à son travail chaque jour de la semaine en plus de lui assurer les repas. Les personnes intéressées à héberger des participants du prochain groupe de Katimavik peuvent communiquer avec Mme Danis au 742-4241.







Retour Imprimer



Google
 
Web soreltracyregion.net

8 personnes connectées sur le site
Cette page a été lue 749 fois.