Barrières aux passages à niveau, Sorel-Tracy retire son projet de règlement d’emprunt

11 Juin 2002 - La Voix - Devant le nombre record de 1174 opposants qui ont signé le registre concernant le règlement d’emprunt de 822 000 $ pour l’implantation de barrières aux passages à niveau et de clôtures, le conseil municipal a décidé d’abandonner le projet dans l’immédiat.

C’est le conseiller Yvon Bibeau, défenseur de ce dossier depuis le tout début, qui a fait la proposition de retrait lors de la séance mensuelle du conseil municipal de Sorel-Tracy, tenue lundi dernier.
Je suis déçu de la position des opposants, mais je la respecte, a-t-il déclaré. Il sera important d’analyser la situation pour comprendre. Selon M. Bibeau, une diversité de raisons ont pu amener une telle opposition : le coût du projet, son impact sur le compte de taxes, une dépense jugée inutile pour certains, des citoyens qui ne se sentent pas concernés selon le secteur où ils demeurent. Des raisons, il y en a des bonnes et d’autres, discutables, a-t-il noté.
Le conseil aurait pu aller en référendum sur la question, mais les conseillers, face au coût estimé à quelque 100 000 $ pour un tel exercice, ont décidé tout simplement d’abandonner.

M. Bibeau estime par ailleurs que les citoyens n’ont pas tous réalisé que la somme de 822 000 $ est le montant maximal du règlement d’emprunt, et ne fait pas état des contributions que le conseil aurait pu aller chercher chez les entreprises utilisatrices du train ou, encore, auprès du Canadien national.

Je demande à tous de se questionner. Nous devons apprendre à nouveau à penser collectivement, a-t-il conclu.

Le conseiller Denis Gagné croit pour sa part que le problème demeure entier, que ce soit la question du bruit des sifflets des trains, ou celle de la sécurité.

Marcel Lavallée estime, lui, que la population doit comprendre qu’il ne faut pas attendre un désastre pour régler un problème. Dans l’attente du rapport du coroner quant au décès d’Audrey Parenteau, dont la voiture a été happée par un train il y a quelques semaines, et qui a doté le débat d’une lourde charge émotive, M. Lavallée souhaite, tout comme son collègue André Potvin, analyser d’autres alternatives.

Le dossier n’est donc pas mort, a rappelé le conseiller Michel Berthiaume. Il faudra reprendre le processus, recontacter le CN et les entreprises concernées. On jugera de l’opportunité de représenter un autre projet.

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