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Même s'ils émettent moins de contraventions, les policiers sont aussi présents sur les routes
- André Roy, directeur de la SQ de la MRC du Bas-Richelieu

23 Mars 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Contrairement à l'impression véhiculée, les patrouilleurs de la SQ sont toujours aussi présents sur les routes du Bas-Richelieu, affirme le directeur de la SQ - MRC du Bas-Richelieu, le capitaine André Roy.
Mais, reconnaît-il, ils émettent moins de billets d'infraction qu'avant.
C'est en effet un des moyens administratifs de pression que les policiers syndiqués ont choisi d'exercer afin de forcer le gouvernement du Québec à négocier pour renouveler leur convention de travail échue depuis juin 2002.
Cette situation déplait aux élus de la région qui considèrent payer le gros prix pour acheter les services du corps policiers. Et qui ont vu, l'an dernier les amendes émises sur leur territoire baisser de facon draconienne.
Ils s'inquiètent, disaient-ils en assemblée publique de MRC, mercredi dernier, de la sécurité de leurs concitoyens mais aussi de l'état de leurs routes empruntées par des véhicules lourds qui ne devraient pas normalement y circuler parce que trop pesants. Enfin, ils déplorent la baisse de revenus que cette " grève du zèle " entraîne, les municipalités récupérant une partie des contraventions émises sur leur territoire.
Des maires ont également prétendu constater moins de présence policière dans les limites de leur municipalité. Et ils ont dénoncé un autre moyen de pression exercé cette fois par les policiers assignés comme " parrain " de leur municipalité respective qui ne leur remettent plus de rapport écrit décrivant les diverses interventions faites dans leur milieu.
"Pourtant, on paye chèrement le service " a avancé le maire Claude Pothier de Saint-Roch. "Je crois que, comme municipalité, je n'ai pas la protection policière à laquelle j'ai droit. Doit-on engager d'autres personnes pour assurer ce service? Je crois qu'on est face à une injustice sociale. Il faut agiré>I> " Plus nuancé, le lendemain matin, lors d'une entrevue téléphonique, M. Pothier a précisé que son intervention portait plus sur la sécurité routière que sur les interventions en matière de criminalité où la police est bien présente et efficace sur son territoire, a-t-il précisé.
Surveillance égale
Pour le capitaine Roy, les services dispensés sont toujours les memes. Les policiers sont déployés sur le territoire de la MRC là où il le faut, quand il le faut, lorsque les événements le commandent. " Les policiers sont toujours présents, surveillent la circulation routière et émettent, au besoin, des constats d'infraction selon la gravité du manquement observé . Il ne faut pas penser que les automobilistes peuvent rouler à toute allure n'importe où. Ce n'est pas le cas. Mais je ne crois pas non plus que les citoyens s'attendent à ce que la police émette des contraventions quand quelqu'un a roulé à 51 k/h dans une zone de 50. Les policiers continuent d'intercepter les automobilistes fautifs, mais ils émettent aussi des avertissements. Ils utilisent en cela leur pouvoir discrétionnaire et sélectif de patrouilleurs."
M. Roy dit comprendre que toutes les municipalités aimeraient bien voir un véhicule patrouiller en tout temps leur territoire, " mais il y aurait un coût à payer pour cela. Plus élevé que ce qu'elles déboursent actuellement. " Et il n'est pas certain que ce serait nécessaire, rajoute-t-il.
" Il faut que les maires se rappellent aussi qu'en cas de besoin, on est vraiment présent. Dans un événement majeur, on met tous nos équipements a leur disposition, y compris les hélicoptères. Et nous avons fait des interventions massives dans plusieurs pour nettoyer les champs de certaines cultures illégales. Il faut qu'ils évaluent avec une vision élargie l'ensemble des services offerts. "
Les moyens de pression, note-t-il enfin, n'ont pas diminué le nombre d'effectifs policiers ni le temps consacré à leur travail. Et les policiers, dit-il, répondent rapidement aux plaintes. La criminalité sur le territoire n'augmente pas. Le nombre d'accidents non plus. Ce qui devrait rassurer les citoyens dit-ils. " Leur sécurité n'est jamais menacée ", insiste-t-il, en terminant.
Rappelons que ces pressions sont les seules que peuvent exercer les policiers. Ils n'ont pas le droit de faire la grève ou de recourir à l'arbitrage pour arriver à signer une convention collective qui les satisfasse.














