Le Parc des Grèves, un projet que caressent Sorel-Tracy et Contrecoeur

17 Mars 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Sorel-Tracy et Contrecoeur planchent ensemble sur un projet prometteur : le développement d'un parc régional récréotouristique commun - le parc des Grèves.

Ce parc serait aménagé sur un territoire qui chevauche les deux municipalités : le secteur de la colonie de vacances Les Grèves de Contrecoeur et le parc plein air du secteur Tracy de même que sur certaines terres privées environnantes. En tout 325 hectares de superficie aux divers atouts. Ce parc pourrait aussi compléter des activités organisées autour de la biosphère de l'Unesco.

Les élus poursuivent un objectif : rendre accessible à la population et aux visiteurs un espace naturel exceptionnel de même qu'une partie des rives du Saint-Laurent à cette hauteur, pour que tous s'y récréent en plein air. À l'année longue.

Relier des pistes...et des cimes

Concrètement, le projet permettrait de relier, par exemple, le réseau existant de pistes de ski de fonds traversant ces deux secteurs. Des pistes qui serviraient aussi à la randonnée pédestre et au cyclisme. Puis à y développer d'autres activités. Comme le remplacement de la piste d'hébertisme actuellement fort détériorée et désuète ( elle a plus de 20 ans) par un concept de "cime à en cime du type arbraska ". Un concept qui voit le jour au Québec qui pourrait en compter huit seulement.

" Cime à cime " est de fait une installation qui permet de circuler d'arbres en arbres sans jamais toucher le sol et de traverser une série d'obstacles. Ce dernier serait installé dans la foret de pins matures. Il serait accessible à toute la famille.

Les sentiers pédestres et de vélo sont déjà fonctionnels. L'un s'adresse aux sportifs. On y retrouve la piste cyclable asphaltée. Le second sentier, en poussière de roche permet les découvertes, l'interprétation et l'observation de la nature à l'aide de panneaux d'interprétation et d'information.

De l'aventure extrême

Le parc des Grèves aurait aussi son secteur Aventure, localisé presque entièrement sur le parc de résidu minier de QIT, dont une partie serait déjà accessible en 2010.

Son environnement en hauteur permettrait qu'on y pratique des sports qui nécessitent des dénivellements importants dont l'apprentissage du ski alpin pour les plus jeunes, les glissades, le vélo de montagne et l'escalade de roche ou de glace (à l'aide de murs en béton).

Le bord de l'eau

Comme le territoire du parc régional inclurait celui de la colonie de vacances Les Grèves - pour lequel il paierait un bail - il rendrait le fleuve accessible au plus grand nombre. Les rives seraient transformées en lieu de rendez-vous pour les familles avec aire d'exposition, jeux pour enfants, aires de pique-nique et plage - la baignade y est autorisée par le ministère de l'Environnement

Le projet comprend enfin une zone résidentielle adjacente au parc, un peu à la manière de Collectivité nouvelle à Longueuil

Un bon début

Le parc est déjà pourvu de chalets d'accueil à ses deux entrées principales, dispose d'espaces pour stationnement et d'un quai public. Plusieurs équipements sont déjà en place. D'autres ajoutés progressivement seraient subventionnables en tout ou en partie.

Le projet est avancé.

Déjà une première étude a été menée par un consultant. le groupe DBSF, conseiller en planification et développement. Il décrit l'attraction de tels équipements, tant pour les résidants que pour les visiteurs. Il recense aussi les parcs récréotouristiques environnants - Mont Saint-Bruno, Mont Saint-Hilaire, Iles de Boucherville, parc d'Oka et leurs offres de service aux visiteurs.

Il définit les atouts du parc des Grèves et l'achalandage estimé.

Il retrace aussi les coûts associés à ce projet de même que les revenus, partenariats et aides gouvernementales possibles. Enfin, il décrit les divers modes de gestion possible de ce parc.

Les élus se sont montrés intéressés à décortiquer chacun des éléments de ce projet entériné en mars 2004. À bien les intégrer dans la réalité régionale. C'est pourquoi, en janvier dernier, les deux conseils ont mandaté les services de la firme Gestion alter ego, de Denis Marion, pour valider les hypothèses énoncées dans le premier rapport. Les considérer avec un œil tout à fait régional. Puis il proposera un échéancier d'implantation réaliste et déterminera toutes les démarches nécessaires pour en déterminer et assurer le financement.

Parties prenantes dans ce dossier, les deux municipalités, la colonie les Greves et Kinéglobe confieraient vraisemblablement la mise sur pied puis la gestion du projet à une entreprise à but non lucratif sur le c.a. duquel ils siégeront. On devrait connaître les suites de ce dossier au cours des prochaines semaines.

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