Le CLSC veut poursuivre les démarches, alors que l’Hôtel-Dieu attend le rapport final de la firme de consultants

4 Juin 2002 - La Voix - (Hélène Goulet) - Malgré la fin de non-recevoir des CHSLD concernant un éventuel regroupement des établissements de santé du Bas-Richelieu, le conseil d’administration du CLSC du Havre ne jette pas la serviette et se déclare toujours en faveur d’un tel regroupement.

Réuni en assemblée régulière le 22 mai, le c.a. a en effet maintenu son adhésion au projet de regroupement des trois établissements.
Dans un communiqué émis en début de semaine, la présidente Lucie R. Pépin a rappelé que le CLSC s’était engagé de plein gré dans cette démarche dès juin 2001. Selon elle, les démarches d’élaboration d’un protocole de regroupement ont permis d’inclure une très large majorité des préoccupations et des attentes des établissements. À cet égard, Mme Pépin dit mal s’expliquer comment les CHSLD du Bas-Richelieu ont pu rejeter le regroupement, ces derniers ayant pu inclure la presque totalité de leurs conditions au protocole de regroupement.

Rejoint au téléphone, le directeur général du CLSC, Benoît Marchesseault, a déclaré que le travail du c.a. sera maintenant de convaincre les membres du c.a. du CHSLD de réviser leur position. Le plus qu’on peut faire, c’est de créer une pression morale, puisque nous avons eu au début du processus l’assurance de la Régie régionale que la décision de chaque institution serait respectée, a fait remarquer M. Marchesseault. La Régie serait malvenue de vouloir forcer les CHSLD, a-t-il conclu.

Mme Pépin, pour sa part, estime que le projet de protocole respecte les missions de chaque établissement, les budgets de bases, les accréditations syndicales actuelles et aucune mise-à -pied d’effectuée.

Admettant qu’il est normal d’avoir des craintes pour l’avenir des services de santé dans la région, Mme Pépin dit cependant souhaiter que ces craintes, légitimes, nous propulsent vers les solutions dont la région a tant besoin pour poursuivre sa lancée vers un développement durable.

L’Hôtel-Dieu attend le rapport final de C.I.M.
Le conseil d’administration de l’Hôtel-Dieu de Sorel, qui se réunissait lundi dernier, souhaite pour sa part attendre le rapport final de la firme de consultants C.I.M. sur la question.

C’est ce qu’a fait savoir le directeur général de l’établissement, Pierre-Yves Desjardins, qui espère qu’il sera déposé d’ici peu, pour que le c.a. puisse disposer de la question lors de son assemblée régulière du mardi 25 juin. Un rapport préliminaire avait été déposé en octobre dernier.

Le c.a. est toujours favorable à un regroupement harmonieux, avec un protocole qui fasse l’affaire de tous, a-t-il déclaré, disant espérer que la présentation du rapport de C.I.M. se fasse publiquement.
À l’instar de Mme Pépin, M. Desjardins a rappelé que le protocole de regroupement, dont les CHSLD estiment qu’il ne répond pas entièrement à leurs attentes, a connu jusqu’à maintenant plusieurs versions, et n’est pas encore finalisé. Notre conseil d’administration est surpris de l’attitude des CHSLD de se retirer, car le rapport final n’est même pas encore déposé, a-t-il fait observer.

Nous avons toujours eu les objectifs suivants, a poursuivi M. Desjardins : prioriser les soins de 1ère ligne, et maintenir ceux de 2e ligne, a indiqué M. Desjardins. Les soins de 1ère ligne sont ceux effectués par le CLSC et les CHSLD, notamment en ce qui concerne la prévention et les soins à domicile. Les soins de 2e ligne sont ceux, à court terme, offerts par l’Hôtel-Dieu.

Ces critères de bases doivent être respectés car pour que la 2e ligne fasse son travail correctement, il faut en effet prioriser la 1ère ligne, de façon à désengorger les services que nous offrons, a enfin fait valoir M. Desjardins.

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