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Les sciences au secondaires font de plus en plus d’adeptes
3 Mars 2006 - Les 2 Rives - Marilyne Champagne - Pendant plusieurs années, les élèves qui étaient des passionnés de sciences, dans la grande majorité des garçons, avaient la vie dure à l’école et subissaient souvent les sarcasmes de leurs compagnons. En 2006 et depuis quelques années déjà, il semblerait que cette vision ne soit plus qu’un vieux mythe qui n’a plus sa raison d’être.
Une ère scientifique?
Pour Claude Dansereau, enseignant à la polyvalente Bernard-Gariépy et responsable de l’Expo-sciences 2006, qui s’est déroulée la semaine dernière à Sorel-Tracy, «à l’heure où les progrès technologiques, notamment en médecine, sont de plus en plus présents, la science a, plus que jamais, la cote chez les élèves. Elle est d’ailleurs devenue, dans notre société, une incontournable.» De son côté, Georges-Luc Martel, responsable de l’Expo-sciences 2006 à l’école Fernand-Lefebvre, abonde aussi en ce sens. En effet, il croit que «les sciences sont plus populaires que jamais. On n’a qu’à regarder le nombres de revues ou d’émissions scientifiques à l’intention des jeunes.» Selon lui, l’Expo-sciences contribue aussi à amener les jeunes du primaire à s’intéresser aux sciences. «Ils aiment particulièrement ce qui touche à l’exploration spatiale, aux autres planètes et ce qui est relié à la grandeur de l’univers. C’est un thème que j’utilise quand je parle d
es atomes ou des molécules par exemple, et cela a pour effet d’avoir l’attention de la classe. Ainsi, ils sont plus réceptifs.» Il a aussi rappelé le succès de la «concentration sciences» à l’ESFL, qui permet à des élèves de tous les niveaux du secondaire de bénéficier de deux cours de sciences supplémentaires, sur un cycle de neuf cours. Ces cours permettent aux participants d’approfondir des sujets par des sorties sur le terrain, au Biodôme de Montréal ou la visite de conférenciers.
Un intérêt partagé
Par ailleurs, M. Martel, tout comme son collègue de Bernard-Gariépy, estime que les sciences ne sont plus la chasse gardée des gars, loin de là. Il y a maintenant autant de garçons que de filles dans les classes, et on peut remarquer qu’il y a désormais plus de femmes que d’hommes inscrits aux cours de médecine, constate M. Dansereau. Les deux enseignants sont aussi d’accord sur le fait que les sciences demandent beaucoup de travail de la part des élèves. Il faut, entre autres, mémoriser les différentes formules. D’ailleurs, certains élèves peuvent passer de 20 à 60 heures à préparer leurs kiosque et recherche. Pour ce qui est du niveau de difficulté, il semblerait que les sciences enseignées aujourd’hui soient plus faciles qu’il y a 15 ans, croit M. Dansereau. «Par exemple, la chimie générale qu’on apprend au cégep maintenant, était enseignée avant, au secondaire.» Pour sa part, M. Martel estime plutôt que c’est la méthode d’enseignement qui s’est modifiée avec le temps.
Et les élèves?
Pour ce qui est des élèves, ceux-ci ont confirmé ne pas subir les railleries des autres élèves. Andréanne Joly, participante de cinquième secondaire à l’Expo-sciences de l’ESBG, avoue qu’aimer les sciences au secondaire, «c’est beaucoup moins pire que ce que certains peuvent penser. Souvent, les élèves qui réussissent bien en sciences, on les admire et ceux qui n’aiment pas ça le doivent souvent au fait qu’ils ne comprennent pas la matière. La science offre tellement de possibilités, et ça tombe bien puisque j’aime les chiffres et relever des défis. Il faut bien entendu aimer l’école avec toutes les formules et le par cœur que ça demande.» Selon elle, l’Expo-sciences est une occasion vraiment intéressante de créer des liens et de partager avec les autres le travail qu’on a fait. D’ailleurs, cette expérience a confirmé son projet de se diriger vers l’enseignement des sciences à l’université. Pour sa part, Anthony Laroche, en cinquième secondaire à l’ESFL,
participait cette année à sa cinquième Expo-sciences. Pour une quatrième année, il fera partie des finales régionales, lui qui a aussi participé à deux finales provinciales. C’est en secondaire un et grâce à la concentration sciences, qu’il a développé un intérêt marqué pour ces dernières. D’ailleurs, il souhaite devenir vétérinaire.














