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Pour René et Myriam Lachapelle, il faut donner au peuple les moyens de son développement
1 Février 2006 - Les 2 Rives - Marilyne Champagne - De retour du Sénégal après un voyage qui s'est déroulé du 15 au 27 novembre dernier, René Lachapelle et sa fille Myriam Beauchesne-Lachapelle en avaient beaucoup à dire! Et pour cause, puisqu'ils ont représenté le Bas-Richelieu lors de la "3e Rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité", un événement qui a réuni plus de 1200 personnes, provenant de 67 pays, dans la ville africaine de Dakar. "Formant la majorité des participants, les Africains ont vraiment donné le ton de la Rencontre. Quant à la délégation québécoise, elle comptait une centaine de personnes et, par sa présence autant que par ses propositions, elle a significativement contribué au déroulement de la Rencontre.", a expliqué M. Lachapelle, qui fait partie de la délégation du Groupe d'économie solidaire du Québec (GESQ).
Donner à l'Afrique les moyens
"En visitant les quartiers populaires de Dakar ou de Saint-Louis, j'avais l'impression de comprendre ce que voulait dire vivre dans un quartier ouvrier au Québec il y a cent ou cent cinquante ans : pas de système d'égout, pas de cueillette organisée des ordures, par de moyens de conserver les aliments, et autres. Cela donne des rues sales qui présentent des risques pour la santé des gens qui y vivent. Et ces quartiers en côtoient d'autres dont le luxe et le confort répondent à nos standards. Le drame des pays du Sud, c'est l'absence de moyens financiers pour prendre leur place sur le marché mondial : notre économie place l'argent avant les personnes, leur potentiel et leurs besoins.", a-t-il déploré.
Renforcer le pouvoir d'agir des peuples
Pour Mme Beauchesne-Lachapelle, étudiante de deuxième année au programme de Sciences humaines au Cégep de Sorel-Tracy et représentante de la Table d'entrepreneuriat collectif (TEC) du Bas-Richelieu lors de la Rencontre, son expérience en Afrique fut très enrichissante, autant par les conférences et activités auxquelles elle a assisté que par le contact avec une culture et un pays qui lui étaient inconnus. Par exemple, la relation au temps diffère énormément de celle à laquelle nous sommes habitués. D'ailleurs, comme l'a fait remarqué M. Lachapelle, là-bas, la conférence de presse a duré deux heures! "Mais l'élément qui m'a le plus marquée, avoue la jeune étudiante, c'est la valeur donnée aux relations entre les personnes, alors que notre société est plutôt axée sur la performance."
Un partage
Lors de leur visite, les représentants ont également eu la chance de visiter des initiatives locales d'économie sociale solidaire et d'entrer en contact avec la réalité des acteurs du développement et de les entendre partager leur expérience quotidienne. Ceux-ci ont d'ailleurs démontré que lorsqu'ils en ont les moyens, ils peuvent faire leur propre développement. "Ce qui est durable en économie, c'est ce que la population est en mesure de réaliser elle-même et de contrôler. Ce sont les personnes qui doivent être au centre de l'économie, et c'est pourquoi la démarche de Dakar intéressent les entreprises d'économie sociale d'ici.", a indiqué M. Lachapelle. "Dakar marque un jalon dans une démarche pour créer des réseaux sur tous les continent afin que les initiatives locales se renforcent.", a-t-il conclu.De son côté, Mme Beauchesne-Lachapelle a tenu à remercier la soutien de la communauté soreloise, notamment de l'aide financière de la TEC du Bas-Richelieu, de l'organisme Solidarité-Sud Outaouais et du Cégep de Sorel-Tracy.














