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Miser sur une présence assidue dans le comté leur fera gagner le prochain scrutin

Louis Plamondon
1 Février 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Une semaine après le scrutin électoral, les candidats des trois principaux partis, Louis Plamondon (BQ), Marie-Ève Hélie-Lambert (PC) et Ghislaine Provencher (PLC), remis de leurs émotions, planifiaient déjà quelle suite donner à ces résultats dont ils se disent tous trois satisfaits.
Bien sûr, leur situation est passablement différente. Pour un, Louis Plamondon était plutôt à analyser comment les votes s'étaient répartis entre les partis. Pour comprendre cette baisse de suffrage en sa faveur et ensuite pour déterminer comment les récupérer. Ghislaine Provencher comme Marie-Ève Hélie-Lambert parlent plutôt de remise en selle de leurs partis respectifs.
Louis Plamondon n'a pas vraiment à questionner cette avenue. L'organisation qu'il a mise en place au Bloc Québécois est peaufinée et efficace. Les résultats en témoignent dit-il. "Mes appuis n'ont pas tellement changé. J'ai bien perdu 4000 voix, à 27 742. Mais la majorité qu'on m'a donnée - 16 154 - est la troisième meilleure que j'ai obtenue en huit scrutins. Devant une vague, un député ne peut faire grand chose. Mais elle est arrivée en fin de campagne et on a pu l'arrêter à Bécancour et Nicolet. J'avais plutôt l'impression que les libéraux s'abstiendraient de voter. Ils ont plutôt transféré leur vote aux autres partis que le Bloc pour s'assurer de se débarrasser des Martin, Pettigrew, Lapierre, etc. "
Tout comme son adversaire libérale Ghislaine Provencher, il admet que c'est après la période des fêtes que le vent a commencé à tourner de façon palpable. " Heureusement, j'étais déjà en campagne bien avant cela. J'avais déjà visité plusieurs organismes car je savais que ces gens ne se reverraient pas avant le milieu de janvier. Cela aurait été trop tard pour que j'aie le temps de faire le tour de tous. "
Quant à son apport à l'organisation du Bloc dans le comté, il sera le même : assurer une présence constante partout où on le demande. Et bien sûr animer, quand les gens le demandent, des encans chinois. Sa marque de commerce. " J'ai été étonné de voir Mme Provencher dénoncer le fait que j'anime des encans chinois. C'est ma façon à moi de faire du bénévolat les fins de semaine. Je ne fais pas cela à la place du travail à accomplir à Ottawa mais en plus de mon travail de député et de représentation. Cela me permet de rencontrer les gens tout en donnant aux organisations des moyens de poursuivre leur action et de servir leurs membres"
Il se dit quand même flatté de la confiance que les gens mettent en lui. Il entend bien demeurer à la hauteur de leurs attentes.
Des partis en reconstruction
Quant à ses adversaires des partis libéral et conservateur, elles travailleront dans les prochains mois à consolider leurs partis respectifs dans le comté.
Déjà, dit Mme Provencher, depuis septembre dernier, le PLC a élu un nouvel exécutif dont la présidente est Ghislaine Cournoyer. Du Bas-Richelieu, on y retrouve aussi Johanne Chalifoux, Léandre Salvas et Lucien Doyle. "En fait, sur le c.a., on retrouve des gens de tous les coins du comté. Il est fini ce temps où on se chicanait. En fait, ce sont plutôt les gens de Sorel-Tracy qui se chicanaient. Aujourd'hui, on travaille ensemble. Ils sont tous là à toutes les réunions. Cela permet de bien faire la part des choses. "
Quant au résultat de l'élection même, elle les accepte pleinement sachant fort bien que c'est le lot de la démocratie et de la politique que de laisser les électeurs décider qui ils éliront : " Je ne suis pas déçue. On sait toujours à quelle date on commence mais on ne sait jamais comment la journée du vote se terminera. La campagne a été longue. Un candidat n'a pas de contrôle sur le vote. Comme en agriculture, je n'ai pas le contrôle du temps qu'il fait. Il ne faut surtout pas faire de dépression si on gagne ou si on perd. Moi, le lendemain matin, je retournais à mes entreprises. Je crois finalement que les plus déçus de tous furent les bénévoles qui ont travaillé avec moi. Je les ai fortement remerciés pour tout le travail accompli et leur ai dit qu'il n'avait pas à être déçu de personne, mais plutôt fiers du travail accompli. Quant à moi, je n'ai pas l'intention que le parti s'écroule dans le comté. Il est en marche et je veux que ça continue. On dit que pour guérir d'une défaite en politique, il faut revenir. Quand et où, ça c'est une autre affaire." Elle souligne qu'en Montérégie, son score en faveur des libéraux est un des meilleurs.
Elle déménagerait dans le comté
Marie-Ève Hélie-Lambert était fort heureuse d'avoir terminé la course en deuxième place : " Le travail sur le terrain a commencé tard mais a porté ses fruits et ce, grâce à notre chef Stephen Harper. Quant à moi, je ne lâcherai pas les gens qui m'ont fait confiance. Je veux déménager dans le comté avec mon conjoint. Pas question de laisser tomber personne. Il faut continuer à travailler et faire encore mieux - gagner - la prochaine. "
Ce qui signifie notamment compléter la mise sur pied de l'association, recruter des membres et déjà réunir l'organisation du prochain scrutin. " C'est déjà commencé et le fait que notre parti soit au pouvoir aidera certainement. Je veux travailler avec plein de gens pour bâtir à long terme un parti conservateur fort dans le comté. "














