La libérale Ghislaine Provencher déplore que les médias taisent les bons coups de Martin


Ghislaine Provencher

19 Janvier 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Ghislaine Provencher est une battante. Candidate libérale dans Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour pour la deuxième fois en un an, elle est, avec Louis Plamondon, la seule aspirante à habiter le comté et à le sillonner d'un bout à l'autre.

Cette campagne est plus facile, dit-elle. " Les gens me reconnaissent. Ils savent que je suis libérale. Ils n'ont plus le scandale des commandites à l'esprit comme l'an dernier alors qu'ils ne me parlaient que de cela. Ils posent des questions et le fait que je fasse campagne avec mon fils attire les jeunes. Bien sûr, on est moins visible qu'avant. L'hiver complique la pose des pancartes, mais on est là partout où l'on peut, malgré le froid et la grippe. On travaille très fort, systématiquement et tous les jours. Le comté est très grand. C'est exigeant. Mais comme j'adore ce que je fais, que je crois à ce que je dis et veux faire, ça ne me dérange pas. Je garde le sourire."

Ce qui l'interpelle toutefois, dit-elle, c'est la vigueur avec laquelle les médias dénoncent le Parti libéral. Les difficultés de prendre de la place, comme libéral, pour les bonnes raisons dans les médias, régionaux et autres : " Les personnes âgées me rappellent qu'il fut un temps où la religion et l'église conduisaient le monde. Aujourd'hui ce sont les médias. Tous les journaux écrivent des choses fausses. Ils taisent le bon bilan de M. Martin comme ministre des Finances puis comme premier ministre. Ils ne parlent que d'Option Canada et des millions dépensés pour notre drapeau. ".

Elle blâme aussi le Bloc Québécois d'aller dans ce sens. "Il faut que les gens réagissent. M. Martin a fait beaucoup. En matière de santé, d'éducation post-secondaire, d'immigration, de soutien aux aidants naturels et aux aînés. Il a reconnu le caractère particulier du Québec en signant une entente asymétrique. Il a diminué la dette de 60 milliards. L'économie du pays est en excellente santé. Mais on ne parle pas de cela. Il faut que les Québécois se réveillent et en prennent conscience que dans le Bloc ne sera jamais au pouvoir et ne pourra rien faire. Ici dans le comté, il y a 15 ans qu'on est plongé dans la pauvreté. Les électeurs doivent se rendre compte que Plamondon ne leur apporte rien à eux."

C'est pourquoi elle a continué, depuis la dernière élection, à suivre des dossiers, à faire des représentations pour des groupes et gens du comté. " Je l'ai fait bénévolement et j'en suis fière. Car sans moi, elles ne recevaient l'aide de personne. Je vais me battre pour continuer en ce sens. "

Sa bataille elle la mène notamment pour les agriculteurs. Àgée de 48 ans, elle exploite, à Saint-Sylvère, sa place natale, une entreprise laitière céréalière avec son fils Kevin. " Je connais bien les besoins et les revendications des producteurs éleveurs. Je partage leurs inquiétudes et veux les aider à améliorer leur sort. "

Elle est aussi active dans le milieu des affaires, présidente et propriétaire de deux compagnies d'assurance, le groupe Labonté Provencher et le groupe Povencher.

Membre d'un parti longtemps divisé entre ses pôles et incapable de déloger Louis Plamondon, elle a dû reconstituer une équipe et apprendre, sur le tas, tant les relations avec les médias que le comté lui-même. Son discours est enflammé par sa même conviction fédéraliste, mais il esdt plus assuré et mieux documenté sur les dossiers régionaux. " Le Parti libéral a pris des engagements importants pour le Québec. Élue, je vais m'assurer que le comté ait une voix forte là où se prennent les décisions. "

Au dernier scrutin, elle avait recueilli 11 045 voix.

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