Le Bas-Richelieu, cette grande inconnue


Les écluses de St-Ours

10 Janvier 2006 - La Voix - Pour les gens de l'extérieur, la région du Bas-Richelieu demeure une grande inconnue.

En effet, selon un sondage Léger Marketing effectué en septembre dernier, 39% de la population sondée n'a jamais entendu parler du Bas-Richelieu. Qui plus est, 66% est incapable de la situer géographiquement, et seulement 9% sait que sa principale ville est Sorel-Tracy.

Le sondage Léger Marketing a été réalisé auprès de la population résidant dans la grande région de Montréal. Il avait pour principal objectif de mesurer la notoriété de la région de Sorel-Tracy et du Bas-Richelieu.

503 adultes ont répondu au questionnaire de la firme de sondage, selon un échantillon établi de façon aléatoire. Les entrevues ont été réalisées entre le 16 et le 24 septembre dernier. La marge d'erreur maximale est de + ou - 4,4%, et ce, 19 fois sur 20.

Quand on parle de la région de Sorel-Tracy au lieu du Bas-Richelieu, la connaissance est un peu plus haute. Si 41% des citoyens interrogés avouent ne pas la connaître du tout, une majorité de 57% sait toutefois qu'elle se situe en Montérégie, et la moitié des citoyens sait que Sorel-Tracy se trouve à une distance de 40 minutes à une heure de Montréal.

Une perception liée au contexte géographique
Le sondage révèle que les premières images évoquées par Sorel-Tracy réfèrent surtout à une localisation géographique : près du fleuve, du lac Saint-Pierre, de l'embouchure du Richelieu. On fait également une association avec l'industrie de l'acier et le Festival de la gibelotte.

De façon assistée (quand ont leur propose des choix), on associe également Sorel-Tracy aux îles de Sorel (30%), au Festival de la gibelotte (16%) et aux activités industrielles (16%).

On ne connaît pas l'axe de développement en développement durable
Même si plusieurs connaissent les îles de Sorel, seulement 9% des personnes interrogées savent que la région du lac Saint-Pierre est devenue une réserve mondiale de biosphère de l'UNESCO, et seulement 7% connaissent l'orientation de la région axée sur le développement durable.

Les Hells et les conflits syndicaux s'estompent
La réputation de Sorel-Tracy quant à la présence de groupes de motards criminalisés et la fréquence passée des luttes syndicales s'estompent. 70% des personnes sondées estime en effet que Sorel-Tracy est une région sécuritaire. 27% la trouve même très sécuritaire.

Il faut connaître les attraits de la région
De manière générale, l'avenir de la région de Sorel-Tracy semble plutôt prometteur aux yeux des citoyens sondés, 32% la percevant comme une région en plein essor, comparativement à 11% qui croient qu'elle est en déclin et 40% qui sont d'avis qu'elle ne changera pas vraiment.

Chez ceux et celles qui connaissent mieux la région, 45% d'entre eux se déclarent prêts à y résider s'il y avait un emploi correspondant à leurs aptitudes.

Enfin, parmi les personnalités de la scène artistique proposées pour représenter la région de Sorel-Tracy, l'animateur Éric Salvail recueille le plus haut score avec 19%. Ceci dit, près de la moitié des répondants ne se sont pas prononcés. Les autres personnes mentionnées dans le sondage étaient l'humoriste et animateur Alain Dumas, le comédien Martin Larocque et la présentatrice de nouvelles Isabelle Vachon.

Phase II de la campagne de Fierté régionale
Ce sondage a été effectué à l'initiative du Comité de fierté régionale, qui terminait avec 2005 sa 3e année de la phase I de sa campagne de promotion du Bas-Richelieu, qui portait surtout sur la perception des gens d'ici sur leur propre région.

Avec ce nouveau sondage en main, le coordonnateur du comité, Claude Piché, a déclaré il y a quelques semaines aux médias locaux que le comité entreprendra en 2006 la phase II de sa campagne, principalement dans la région métropolitaine, de façon à rehausser l'image de marque du Bas-Richelieu.

Pour M. Piché, il s'agit d'une étape importante car d'ici quelques années, les entreprises de la région vivront des problèmes de renouvellement de main-d'œuvre. Ce problème ne se vit pas seulement dans la région, mais nous devons être en mesure de concurrencer avec d'autres région aux prises avec un problème de main-d'œuvre similaire, a-t-il fait remarquer.

La deuxième phase, comme la première, sera d'une durée de trois ans, de 2006 à 2008. On souhaite doter la campagne d'un budget de 300 000$ par année, comparativement à 125 000$ par année durant la première phase. Comme pour cette dernière, diverses entreprises et organismes de la région ont accepté d'appuyer financièrement la campagne.

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