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Un surplus d'opération qui dépasse le million de dollars

Le maire de Sorel-Tracy
Marcel Robert
2 Mai 2004 - La Voix - Le bilan financier de la Ville de Sorel-Tracy pour l'année 2003 fait état d'un surplus des opération de 1 088 135 $. C'est ce qu'a fait savoir cette semaine le maire de Sorel-Tracy, Marcel Robert, et la trésorière Diane Robillard, qui a présenté à la presse locale les principaux faits saillants de ce bilan. Rappelons qu'au début de 2003, on prévoyait un budget équilibré de 35 150 000 $, tant du côté des revenus que des dépenses.
En réalité, les revenus se sont finalement élevés à 37 359 642 $, et les dépenses, à 37 301 790 $.
L'augmentation des revenus est principalement due à l'accroissement de l'activité immobilière : il y a plus de constructions, il y a beaucoup de changements de propriétaires et donc de revenus de taxes de mutation. De plus, l'augmentation de nouvelles constructions hausse automatiquement l'assiette fiscale.
L'augmentation des dépenses, pour sa part, est principalement reliée au déficit actuariel (le fonds de pension) qui doit obligatoirement être comblé. Cela représente un montant de quelque 600 000 $. On compte également les coûts non prévus de 113 000 $ relié à la tenue du référendum sur le projet de revitalisation du centre-ville, dont les travaux devraient, soit dit en passant, débuter la semaine prochaine.
L'endettement total net à long terme a baissé de 1,4 M $ entre 2002 et 2003, passant de 39 677 130 $ à 38 280 407 $. Ce montant comprend toutefois des sommes à recouvrer (subventions), puisque quand la Ville fait un règlement d'emprunt, elle doit le faire pour le montant total d'un projet.
Conséquemment, l'endettement net à la charge de l'ensemble de la municipalité, pour sa part, est passé de 33 137 147 $ à 31 037 544 $, en baisse de 2,1 M $.
Le tableau de l'évolution des dépenses présenté par Mme Robillard démontre que les dépenses par habitant s'élevaient, en 2003, à 1079 $, alors qu'elles étaient de 939 $ en 1995. Toutefois, la trésorière a rappelé qu'en 1995, la population s'élevait à 38 532 habitants, alors qu'en 2003, elle était de 34 562.
Pour fins de comparaison, si le nombre d'habitants avait été le même en 2003, les dépenses per capita auraient été de 968 $.
La décroissance demeure donc une problématique importante aux yeux du maire Robert, même si la baisse de population a été moindre en 2003 (- 293 habitants) par rapport à 2002 (environ 1000 habitants).
M. Robert se réjouit de voir de plus en plus l'arrivée de nouveaux résidants, un phénomène récent. On devrait bientôt commencer à renverser la vapeur, a-t-il déclaré, disant espérer que ce phénomène comblera le déficit relatif aux décès (population vieillissante) et au départ de citoyens vers l'extérieur.
C'est pour cela qu'il ne faut pas seulement mettre le focus sur le remboursement de la dette. Il faut investir pour favoriser la croissance de la ville, afin de créer un milieu de vie de qualité, a-t-il conclu.














