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L’UPA de la région de Sorel s’indigne d’une pétition contre les porcheries
22 Avril 2002 - La Voix - (Hélène Goulet - LaVoix)Le Syndicat de base de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la région de Sorel, mis au courant de la circulation d’une pétition émanant de l’Union paysanne «contre l’invasion de nos communautés par les porcheries industrielles», trouve inadmissible cette pétition qui demande entre autres au gouvernement de déclarer un moratoire et une consultation publique, dans le but de mettre au point des règles précises et contrôlables. Ces règles plus sévères, croit l’Union paysanne, permettront de ne pas mettre davantage l’eau, l’air, les sols, la santé des êtres humains et celle des animaux en danger.
Le libellé de la pétition indique aussi des demandes au gouvernement pour «éliminer tous les élevages sur fumier liquide et limiter le nombre d’animaux à l’hectare ; qu’il supprime toute aide financière aux entreprises agricole de type industriel, et réoriente l’argent vers les fermes familiales et non-polluantes ; qu’il redonne enfin aux citoyens et à leurs élus municipaux «le pouvoir de réglementer chez eux les activités qui menacent leur environnement et leur population».
Selon le président du syndicat local de l’UPA, Daniel Fredette, rejoint cette semaine au téléphone, cette pétition circule actuellement dans certains commerces de la région. Nous sommes déjà aux prises avec plusieurs règles environnementales et gouvernementales très sévères, croit-t-il, estimant que les producteurs agricoles sont de plus en plus contraints de délaisser leurs entreprises en raison, notamment, de ces réglementations. Le gouvernement demande de la performance et de l’efficacité, alors qu’en même temps, nous sommes soumis à des règles sévères. À St-Ours, par exemple, on avait 55 producteurs laitiers avant. Maintenant, il en reste cinq ou six. Si on mets de nouvelles règles plus encore plus sévères, ça va encore en éliminer d’autres. On trouve ça exagéré. C’est tellement poussé qu’on risque d’éliminer toute l’agriculture, croit-il.
Existe-t-il une solution ? Si les gens demeurent ouverts d’esprit, oui, pense M. Fredette. Nous, on veut le développement dans notre région et créer un équilibre entre la production animale et agricole, soutient-il.
Menace de boycott
Suite à cette pétition, M. Fredette estime que les commerces qui permettent sa diffusion doivent être conscients des conséquences possibles d’un tel acte, car leur clientèle est aussi constituée de productrices et producteurs agricoles.
Selon lui, le syndicat de l’UPA entend bien identifier ces commerces et, par la suite, demander à ses membres de procéder à leur boycott. Je crois que les commerces vont comprendre assez vite, espère-t-il, rappelant que le Bas-Richelieu compte 502 producteurs agricoles. La production porcine représente actuellement une proportion de 12 % de l’ensemble de la production agricole
Élection du comité exécutif
Dans un autre ordre d’idées, M. Fredette a été reporté à la présidence du syndicat de base lors de la dernière assemblée qui a eu lieu le 28 mars. Le poste de premier vice-président est maintenant occupé par Alain Beaudin, représentant St-Robert, et celui de 2e vice-président, par Martin Cournoyer de Ste-Victoire. Les autres membres du comité exécutif sont Gilles Grégoire, de St-Ours, et Andréas Illi, de St-aimé.
Les autres membres du conseil d’administration sont Isabelle Tremblay, représentant Sorel et Ste-Anne, Yvan Beauchemin de St-Ours, Paul Gagné de Ste-Victoire, Ghislain Beauchemin, représentant le syndicat des producteurs de cultures commerciales et celui des fruits et légumes, Serge Lefebvre, représentant les producteurs d’oeufs de consommation, François Cournoyer, représentants le producteurs de lait, ainsi que Manon Houle, représentant la relève agricole de Sorel.
Fait à remarquer, Mme Tremblay est un des deux promoteurs de la nouvelle porcherie à Ste-Victoire tant décriée par plusieurs citoyens de la municipalité, et que Martin Cournoyer, pour sa part, travaille pour Covilac, une firme d’intégrateurs porcins qui est intervenue dans le dossier de la porcherie de Mme Tremblay et Stéphane Rajotte.














