Jeune conductrice heurtée par un train; Le débat sur la sécurité des passages à niveau risque d'être relancé

17 Avril 2002 - La Voix - Le débat sur la sécurité des passages à niveau situés sur les boulevards des Érables et Tracy sera vraisemblablement relancé suite à l'accident mortel survenu le 6 avril dernier. Audrey Parenteau, 21 ans, au volant de son automobile, a été heurté de plein fouet par le train du Canadien national qui a traîné la voiture sur une distance de 160 pieds, près du boulevard des Érables. La jeune femme est morte sur le coup. On n'a pas encore déterminé les circonstances de cet accident attribuable, pour certains, à l'aveuglement causé par le soleil couchant.

Ceci dit, depuis plusieurs années, des résidents de ce secteur de Tracy se plaignent du bruit causé par le sifflement des trains qui y circulent de plus en plus fréquemment. Le CN, qui dit respecter la réglementation et les normes de sécurité, ne veut pas injecter de l'argent pour implanter des barrières de sécurité aux passages à niveau, ce qui permettrait alors aux trains de ne pas utiliser le sifflet. L'installation de telles barrières (deux) est évaluée à 840 000 $.

Si la Ville de Sorel-Tracy veut le faire, elle doit donc en défrayer le coût, a indiqué le maire Marcel Robert, lors d'un entretien téléphonique cette semaine. On essaie de trouver une solution idéale, avec le maximum d'effets sécuritaires, mais en minimisant les coûts, a-t-il fait valoir, déplorant le décès de la jeune femme.
Cet accident ne doit cependant pas semer la panique. Il ne faut pas faire peur au monde. Nous attendons les résultats de l'enquête pour continuer notre discussion, a-t-il mentionné, rappelant qu'on n'a déploré que deux décès attribuables aux trains dans ce secteur depuis que la circulation ferroviaire y est implantée.

Le CN ne veut rien savoir et ne veut pas s'engager financièrement, car il dit respecter les normes du bruit, de la vitesse maximale, et de sécurité. Si on veut faire cesser le sifflement, c'est à nous, la Ville, d'installer des barrières, a-t-il rappelé.

M. Robert ne cache pas que cette solution ne fait pas l'unanimité tant au sein du conseil que de la population. L'investissement représenterait une augmentation des taxes de 6,50 $ à 7 $ par année, sur 15 ans, pour une maison évaluée à 70 000 $, a-t-il illustré. Nul doute que ce sujet chaud fera partie des questions et des discussions lors de la prochaine assemblée du conseil municipal, le 6 mai.

Retour Imprimer



Google
 
Web soreltracyregion.net

14 personnes connectées sur le site
Cette page a été lue 580 fois.