Le conseil municipal ne fera pas de «Cado»

27 Août 2001 - La Voix - Ce sont des citoyens fort amers qui sont ressortis de la séance du conseil municipal de Sorel-Tracy, lundi dernier, après avoir essuyé une fin de non recevoir à leur demande de conserver le nom de leur rue Cado. Le conseil – à l'exception du conseiller Daniel Bérubé – a en effet décidé d'entériner la recommandation du rapport du comité de toponymie qui propose de changer le nom de Cado en celui de Léo.

Pourtant, tous les résidants de cette rue – une vingtaine – avaient signé il y a quelques mois une pétition demandant au conseil de ne pas changer le nom de leur rue, nom auquel ils tenaient particulièrement.
Selon le rapport du comité de toponymie, présidé par le greffier Jean Charbonneau, et sur lequel siègent aussi Pierre Dauphinais (de la Ville de Sorel-Tracy), Catherine Objois (Société historique Pierre-de-Saurel,

Louise Pelletier, Monique Lafrenière et Louise Valois Liessens, le nom de «Cado» est jugé «non pertinent». Ce nom est en fait le surnom donné à Claude Chapdelaine, qui a été un des développeurs de ce secteur situé dans l'ancien St-Pierre-de-Sorel, à la hauteur de la courbe de Peinture Style.

On a choisi le nom de Léo parce que les rues avoisinantes portent toutes des prénoms. Nous sommes juste des payeurs de taxes, point final, a lancé un citoyen excédé. René Gervais, un autre citoyen, a pour sa part déclaré avoir voulu assister à la séance du comité de toponymie sur la question pour faire valoir le point de vue des résidants de la rue, mais il a déclaré n'avoir jamais su quand celle-ci s'est tenue. Vous n'apprenez pas à écouter vos citoyens, a-t-il dit.

Marc Lajoie, qui possède un petit commerce sur cette rue, a fait savoir que ce changement de nom entraînerait des dépenses importantes pour lui. Qui va payer la facture ? Ça n'avantage personne de changer de nom de rue, a-t-il laissé entendre, rappelant ainsi les propos du maire Marcel Robert qui, quelques minutes auparavant, avait indiqué que les décisions prises par le conseil ne pouvaient pas toujours être avantageuses pour tous, certains étant plus avantagés, d'autres non, et ce, de façon un peu arbitraire.
Vous n'avez pas demandé notre avis. Il n'y a rien à foutre ici, a-t-il conclu avant de quitter rapidement la salle du conseil en claquant la porte.

Après la séance, interrogé par La Voix, M. Robert n'a pu que répéter la position du conseil, qui a fait sienne la recommandation du comité de toponymie, tout en admettant que les décisions du conseil ne pouvaient pas toujours plaire à tous. Le conseiller Bérubé avait déclaré lors de la période de commentaires qu'il trouvait légitime la demande des gens de la rue Cado. Toutefois, il a été le seul à penser ainsi.

Dossiers de l'automne
Dans un autre ordre d'idées, le maire Marcel Robert, à l'occasion de la période de commentaires, a fait connaître les principaux dossiers qui seront à l'ordre du jour du conseil municipal cet automne. Outre la préparation du budget 2002, le dossier de la carte policière sera l'un des sujets sur lequel devra se pencher le conseil, en collaboration avec le directeur de la Sécurité publique de Sorel-Tracy, Sylvain Caron, qui a déjà rencontré le conseil à quelques reprises à ce sujet.

Le maire dit surveiller les résultats d'une étude de faisabilité commandée par la Ville de St-Hyacinthe, qui souhaite que son corps policier joigne les rangs de la Sûreté du Québec, une alternative que pourrait aussi choisir Sorel-Tracy, selon l'analyse des avantages et désavantages reliés à cette démarche.

D'autre part, le conseil souhaite terminer sa politique sur les orientations de la Ville, notamment en matière de tourisme et de développement des infrastructures touristiques. Le développement des infrastructures du parc industriel, ainsi que le dossier du renforcement des MRC font aussi partie des préoccupations municipales.

Par ailleurs, la politique culturelle devrait être adoptée lors de la prochaine séance du conseil de septembre. Elle sera rendue publique à l'occasion des Journées de la culture, fin septembre. Enfin, le conseil devait aussi rencontrer cette semaine les représentants de la Maison des jeunes de Sorel, dans le but de trouver une solution pour la relocalisation de l'organisme, rendue nécessaire suite à l'incendie qui a complètement détruit leur local il y a deux semaines. On ne les laissera pas tomber, et la Ville est sensible à leur problème, a déclaré le conseiller Bérubé qui ignorait, à ce moment-ci, si on privilégierait une reconstruction ou un déménagement dans un autre local existant.

Dans un autre ordre d'idées, Sorel-Tracy continue de courtiser la municipalité de St-Joseph dans le but de former un comité d'étude pour un éventuel regroupement municipal. Pour ce faire, la Ville a fait parvenir une lettre invitant le conseil de St-Joseph pour une rencontre exploratoire à cet effet. Le maire de St-Joseph, Olivar Gravel, a déclaré à La Voix que son conseil avait déjà commencé à discuter de la question en comité administratif, mais qu'un projet de résolution doit être déposé officiellement lors de l'assemblée du 17 septembre prochain. Nous avons aussi demandé des conseils de certains spécialistes, a-t-il indiqué.

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