La MRC du Bas-Richelieu reçoit 822 122 $ dans le cadre de la Politique nationale de la ruralité

25 Mars 2002 - La Voix - (Hélène Goulet) - La MRC du Bas-Richelieu recevra 822 122 $ répartis sur cinq ans dans le cadre de la Politique nationale de la ruralité. C'est ce qu'a annoncé le député de Richelieu Sylvain Simard cette semaine dans un communiqué émis à cet effet. Selon M. Simard, cette subvention servira à réaliser l'engagement inscrit dans le pacte rural signé avec le gouvernement du Québec.

Le député a évoqué, à titre indicatif, les champs d'intervention privilégiés par cette politique nationale : Parmi ces champs d'intervention, il y a notamment le maintien et le retour des jeunes et des familles, l'amélioration des services aux communautés locales, la mise en commun des efforts de développement local, le développement de nouveaux produits et de nouvelles entreprises, la mise en valeur du capital humain ainsi que le soutien à l'entrepreneuriat individuel et collectif.

Interrogé à cet effet, le préfet de la MRC Olivar Gravel a indiqué à La Voix que cette politique couvrira neuf municipalités rurales du territoire, seules Sorel-Tracy, St-Joseph et Ste-Anne étant exclues.

La subvention s'échelonnera comme suit : un montant égal de 137 020 $ la première et la deuxième année, et un montant de 182 694 $ chacune des trois années subséquentes.

Toutes les MRC du Québec ont reçu des subventions réparties selon trois critères : un montant de base qui représente 40 % de la subvention totale et un montant équivalant à 30 % de la subvention, calculé selon le nombre d'habitants dans les milieux ruraux – la MRC du Bas-Richelieu compte quelque 10 000 habitants en milieu rural, sur une population totale de 52 000 habitants.

Finalement, 30 % de la subvention a été attribuée du fait que la MRC du Bas-Richelieu est considérée comme «en déstructuration socio-économique».

Avant de signer le protocole d'entente avec le gouvernement, a fait savoir M. Gravel, la MRC, de concert avec le Centre local de développement (CLD), devra établir un plan d'action dans les 90 jours.

Cependant, M. Gravel a fait remarquer que la MRC du Bas-Richelieu est une des seules régions du Québec où il n'y a pas d'agent de développement rural. Une des premières choses à faire sera d'engager un agent de développement rural, sans quoi on ne peut pas faire le travail, croit-il.

La politique vise à intensifier, stimuler et soutenir le développement durable et la prospérité en milieu rural, à développer la qualité de vie et à soutenir les engagements des citoyens dans leur communauté. On ne parle pas nécessairement de l'industrie agricole, a-t-il fait remarquer. On parle plutôt, estime-t-il, d'un milieu de vie rural parfois exposé à des difficultés telles la fermeture de l'école du village, l'exode des jeunes, etc.

D'autre part, le plan d'action nécessitera l'apport du milieu, a-t-il indiqué. Le milieu devra investir et présenter des projets, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le directeur général du CLD, Yves Fortin, a lui aussi confirmé l'importance d'engager un agent de développement rural, si on veut aller de l'avant avec un plan d'action. Tout est à faire, nous sommes en retard par rapport aux autres MRC, a-t-il soutenu.

Selon lui, le gouvernement semblerait disposé à fournir une partie du financement de cet emploi à temps plein, puisque l'agent, selon la vision gouvernementale, constitue le soutien principal à la mise en place de la politique au niveau régional. La MRC pourrait aussi être appelée à compléter la somme d'argent nécessaire à même la subvention, croit-il.

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