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Le CIT envisage une deuxième solution au centre-ville

23 Août 2005 - La Voix - La Voix a appris que le Conseil inter-municipal de transport (CIT) Sorel-Varennes étudie actuellement la possibilité de relocaliser le terminus d'autobus au centre-ville.
L'endroit envisagé est l'ancien entrepôt André Lachapelle, situé près du port de Sorel, tout en bas de la rue du Roi, là où était situé le terminus à l'origine avant son déménagement sur le site actuel.
Interrogé sur la question, le directeur du CIT, Jean Demers, a admis que cette alternative est sérieusement examinée.
Toutefois, a-t-il ajouté, beaucoup de chemin reste à faire, et la décision ne pourra être prise que dans quelques mois.
Le principal problème à régler est la disponibilité du stationnement, a-t-il fait remarquer.
Des places de stationnement, il en faut autant pour les usagers qui voyagent quotidiennement en autobus pour aller travailler à Montréal que pour les autobus, a-t-il précisé.
Pour nos besoins, il faut que le transporteur ait de l'espace pour opérer, a-t-il ajouté. Un autobus de 45 pieds, ce n'est pas une bicyclette ! a-t-il lancé.
Cette solution s'ajoute au premier scénario projeté par le CIT qui souhaitait déménager ses pénates dans le garage municipal de Sorel-Tracy, situé à l'intersection des rues Victoria et de Ramezay.
Une solution qui aurait été idéale, admet Jean Demers. Mais pour ce faire, Sorel-Tracy doit déménager son garage. Au printemps, le conseil municipal avait jonglé avec l'idée d'acheter un terrain du ministère des Transports du Québec, situé près de l'autoroute 30, au coût de 144 000 $. Toutefois, de nombreux citoyens se sont objectés à cet achat par le biais d'une signature de registre. Le conseil a donc abandonné ce projet.
Le CIT, à moins que Sorel-Tracy ne trouve un autre emplacement pour son garage, doit donc étudier des solutions de rechange.
Voilà pourquoi la relocalisation du terminus au centre-ville pourrait être intéressante, si ce n'est la question du stationnement.
En effet, on ne pourrait pas s'accaparer du stationnement de la place Charles-de-Montmagny pour accommoder les usagers de l'autobus, puisque ce stationnement est utilisé par les usagers du centre-ville. On ne peut pas enlever autant de places aux consommateurs du centre-ville, surtout avec les investissements faits par la ville, notamment au marché Richelieu. Il faut toutefois que le stationnement incitatif du CIT soit près du terminus, a précisé M. Demers.
Avec la hausse du prix de l'essence, notamment, de plus en plus de gens prennent l'autobus au lieu d'utiliser leur automobile. L'année dernière, on a constaté une augmentation de l'achalandage de près de 7%. Le CIT offre quatre départs matin et soir, et on pense ajouter un autre autobus sous peu. L'utilisation du transport en commun est de plus en plus un choix écologique, pratique et intelligent Mais on doit pouvoir offrir aux usagers des places de stationnement sécuritaires pour leurs automobiles, a-t-il soutenu.
D'autre part, le terminus ne peut pas déménager trop loin de l'emplacement actuel. Chaque minute de transport - ce n'est pas long, une minute - coûte 2$. Si on calcul 50 départs et arrivées quotidiennement, je ne peux pas m'éloigner du site actuel. Pour deux minutes, j'augmenterais mon coût de 230$ par jour, ceci à part l'indexation annuelle. Ce n'est pas vrai que je vais aller m'installer sur le boulevard Fiset, par exemple. Il y a Taxibus pour ceux qui ne possèdent pas de voitures. Selon M. Demers, très peu d'utilisateurs du transport en commun ne possèdent pas leur propre automobile. C'est de l'ordre de 5% environ, a-t-il fait savoir.
Une solution intéressante, mais coûteuse
Dans ce contexte, la construction d'un stationnement étagé pour accueillir de 200 à 250 voitures au centre-ville pourrait être une alternative intéressante, mais très coûteuse, de l'ordre de 3 à 5 M $, admet M. Demers. La ville n'a pas un cent à mettre là-dedans, croit-il. Mais, espère-t-il d'autre part, peut-être existe-t-il un programme d'aide gouvernemental qui permettrait de réaliser se projet. Il y a de la recherche à faire de ce côté, croit-il.
Un autre endroit - situé chemin des Patriotes, près du club de croquet, avait été envisagé mais vite écarté. Un garage n'est pas un site touristique et cacherait le bord de l'eau. De plus, nos activités s'étendent de 4h40 le matin à 1h40 la nuit et même si c'est moins bruyant que d'autres activités, ça demeure tout de même bruyant.
Jean Demers ne désespère pas, même si idéalement, le dossier de la relocalisation du terminus aurait dû être réglé l'année dernière.
Si on finit par s'entendre avec la ville sur un emplacement, ça sera un bon point de départ, a-t-il indiqué. Selon lui, la ville a la volonté de permettre la réalisation du projet, mais à coût acceptable pour elle.
L'ancien entrepôt André Lachapelle appartient au Groupe Hébert, mais la ville doit accepter le projet, surtout en raison de la question du stationnement. À l'exception de cette question, le projet du centre-ville coûterait même moins cher que le déménagement au garage municipal, estime M. Demers.
Ceci dit, cette première solution correspondait exactement aux besoins du CIT, regrette-t-il.
Bref, on ne peut pas trouver une solution rapide. Tout se tient, et le CIT n'a pas à aller à l'encontre du conseil municipal. Mais 45% des usagers du CIT sont de Sorel-Tracy, ce qui n'est pas négligeable et donc, à considérer a-t-il conclu.














