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L'Atelier du chômeur est accrédité comme entreprise d'insertion

25 Mars 2002 - La Voix - (Hélène Goulet) - L'Atelier du chômeur du Bas-Richelieu est la première entreprise d'insertion au Québec à être accréditée par Emploi-Québec. Cette accréditation constitue une reconnaissance de l'entreprise à qui on assurera un cadre de financement pour les trois prochaines années.
Ce n'est pas un hasard, a lancé le député de Richelieu et ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, lors de l'annonce qui a eu lieu lundi dernier. C'est l'aboutissement d'un travail de collaboration entre le gouvernement et le Collectif des entreprises d'insertion du Québec, a-t-il déclaré.
Les entreprises d'insertion comme l'Atelier du chômeur permettent à des gens sans emploi de raccrocher au monde du travail tout en bénéficiant d'un suivi.
Depuis plusieurs années, a souligné M. Simard, l'Atelier du chômeur vient en aide à des hommes et à des femmes du Bas-Richelieu, surtout des jeunes, qui éprouvent des difficultés particulières pour accéder au marché du travail. M. Simard estime que l'Atelier du chômeur exerce de véritables activités économiques. Chaque mois, une centaine de tonnes d'objets transitent par l'Atelier, ce qui procure du travail à des dizaines de personnes.
L'Atelier du chômeur permet d'outiller les personnes qui veulent retourner sur le marché du travail, a pour sa part déclaré le directeur du Centre local d'emploi, Denis Gauthier, qui a expliqué que dans ce contexte, l'Atelier du chômeur pouvait offrir des services complémentaires à Emploi-Québec. L'Atelier joue un rôle indispensable, dont celui de promouvoir le travail et celui de sensibiliser les employeurs à la capacité des personnes de travailler. Ça comble les besoins d'une clientèle qui a connu des difficultés et qui n'est pas à l'aise dans le réseau traditionnel.
Le coût d'achat de services par Emploi-Québec auprès de l'Atelier du chômeur est de 489 000 $ pour l'année 2001-2002..
Le stage d'insertion est d'une durée de 6 mois. En tout temps, on reçoit entre 15 et 18 personnes en insertion sociale à la fois. Il s'agit principalement de jeunes que le système régulier a perdu, estime la directrice de l'Atelier, Jacinthe Sirois. Ces jeunes, dont il faut briser les habitudes antérieures, doivent obligatoirement s'engager par contrat s'ils veulent bénéficier du support de l'Atelier.
En 1999-2000, 76 % des personnes qui ont transité par l'Atelier ont trouvé un emploi par la suite, et 9 % ont effectué un retour aux études.
Selon Charles Fillion, directeur général du Collectif des entreprises d'insertion du Québec, il existe à travers le Québec 38 entreprises d'insertion qui emploient plus de 572 personnes. Ces entreprises ont généré plus de 14 M $ dans l'économie québécoise en 2001.
L'Atelier du chômeur répond pour sa part depuis plus de cinq ans aux sept critères établis pour être accrédité par Emploi-Québec. Ces critères sont notamment relatifs à la mission, au type de participants, au statut des salariés, à la formation offerte et au partenariat que l'entreprise entretient dans son milieu. Au Collectif, on estime que cette accréditation constitue en quelque sorte un ISO qualité de l'insertion sociale et économique.
Le processus d'accréditation est le fruit de trois ans de travail de concertation et de partenariat entre Emploi-Québec et le Collectif.
Jacinthe Sirois a finalement tenu à souligner l'énergie et le courage de l'équipe de l'Atelier, qui compte 19 employés permanents.














