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Lancement d'un service de mentorat dans le Bas-Richelieu

18 Mars 2002 - La Voix - Les nouveaux entrepreneurs pourront bénéficier de l'expérience de gens d'affaires avertis. Les nouveaux entrepreneurs ont souvent besoin de conseils avertis qui pourraient leur éviter des échecs attribuables à leur manque d'expérience. C'est pourquoi la Société d'aide au développement de la collectivité (SADC) du Bas-Richelieu, en collaboration avec la Fondation de l'entrepreneurship, lançait cette semaine son nouveau service de mentorat.
Selon Lise Gauthier, responsable du projet, cet outil permettra aux propriétaires d'entreprises qui ont moins de cinq ans d'existence de profiter de l'expérience de gens d'affaires avertis de la région qui ont accepté de les soutenir bénévolement.
Le projet parrainage de la Fondation de l'entrepreneurship auquel s'associe la SADC compte quelques 42 cellules similaires dans autant de région du Québec. Selon Marcel Lafrance, ancien vice-président des opérations chez Marine Industrie jusqu'en 1976 maintenant membre de la Fondation, l'objectif est d'améliorer le taux de survie et de croissance des jeunes PME.
Une étude américaine indique que des entreprises ayant bénéficié de conseils avisés de mentors possédaient un taux de survie de 87 % après cinq ans, alors qu'une étude canadienne a établi que le taux de survie des entreprises sans parrainage est de 32 % après une même période.
M. Lafrance, qui a débuté à faire du mentorat de façon non structurée, estime que plusieurs facteurs entraînent la fin d'une jeune entreprise : la difficulté d'accès à du capital disponible, les problèmes relatifs aux communications, au marketing, le manque de contrôle des coûts et le manque de planification.
La personne qui accompagne un jeune entrepreneur a du vécu, du jugement et de la maturité. Ça permet à cet entrepreneur de devenir compétent plus vite, à moindre coût, et en prenant moins de risque. La personne parrainée doit savoir écouter et tant le mentor que le parrainé doivent avoir un respect mutuel. Le parrain sait écouter, sait questionner un parrainé qui, de son côté, accepte de s'ouvrir et de confier ses difficultés, explique M. Lafrance. Ensembles, ils deviennent des complices pour un certain temps, d'où la grande importance qu'il faille attacher à la confidentialité.
Des mentors prêts à partager leur expérience
Déjà, la SADC possède une banque de sept personnes qui ont accepté de devenir mentors, et qui ont suivi une formation à cet effet. Nous avons reçu deux demandes de parrainages, a d'autre part fait savoir Mme Gauthier.
Même si généralement la confidentialité est préférable, trois nouveaux mentors ont accepté de faire connaître leur implication dans le but d'inciter d'autres gens d'affaires à faire de même.
Serge Péloquin, de Boulevard Musique, se dit allumé par cette expérience : C'est important de créer une situation d'action, a-t-il déclaré, rappelant que ce sont des individus qui partent des entreprises. Il faut de l'encouragement, une tape sur l'épaule plutôt qu'une tape sur la gueule !
Claude St-Germain, propriétaire de la station radiophonique CJSO, dit avoir toujours aimé à solutionner des problèmes. Ce sera une expérience valorisante pour les deux personnes, croit-il.
Enfin, Normand Fortin, ancien propriétaire de la papeterie Richelieu, dit vouloir mettre à profit le temps libre qu'il a maintenant qu'il est à sa retraite.
Tous ont dit avoir à cœur de transmettre les valeurs qui les ont menés là où ils sont rendus.
Nous ne sommes pas là pour la technicité du métier, l'entrepreneur doit déjà l'avoir, fait remarquer M. Lafrance. Nous nous concentrons sur les problèmes relatifs à la gestion de l'entreprise, a-t-il conclu.














