On réclame plus d'argent pour développer la culture, le tourisme et l'environnement

18 Mars 2002 - La Voix - La plupart des intervenants qui assistaient à la dernière soirée de consultation initiée par le député Sylvain Simard et qui portait sur la culture, le tourisme et l'environnement ont réclamé plus d'argent de la part du gouvernement pour pouvoir développer – ou maintenir dans certains cas – ces secteurs.

On sent une volonté politique forte, mais l'aide financière gouvernementale est difficile à venir et le support est insuffisant, a déclaré Pierre Latraverse, président de l'Association des chasseurs et pêcheurs de Ste-Anne-de-Sorel, qui a abordé le dossier de la gestion intégrale du fleuve St-Laurent, et qui est un des défenseurs du projet d'une zone d'aménagement faunique pour le lac St-Pierre.

M. Latraverse a rappelé que l'usine des eaux usées de la Communauté urbaine de Montréal déverse des milliers de litres d'eau usée dans le fleuve. À l'embouchure du lac St-Pierre, ça forme un entonnoir et les analyses indiquent qu'on y retrouve 6 250 coliformes fécaux par 100 ml d'eau, c'est énorme, a indiqué M. Latraverse. Le lac et ses îles agissant comme un filtre, on ne retrouve que 200 coliformes fécaux par 100 ml d'eau à la hauteur de Trois-Rivières. Une somme d'argent phénoménale devrait être utilisée pour le lac St-Pierre pour le travail qu'il fait !

Michel Péloquin, de la Société d'aménagement de la baie Lavallière, déplore également la dégradation importante du milieu causée par ce déversement, mais aussi l'érosion des berges attribuable en partie à la navigation de plaisance. C'est une catastrophe et il faut contrôler la navigation. Lui aussi se dit en accord avec une gestion globale de l'archipel du lac St-Pierre. On a mis des efforts et ça nous a coûté cher en terme d'emplois et de fermetures d'usines, dans la région. Le gouvernement devra intervenir d'autorité, croit-il.

Dans le secteur touristique, Robert Éthier, d'Aéroparc des îles, estime qu'il faut appuyer l'entreprise privée. Les infrastructures dont nous avons besoin, c'est l'entreprise privée qui va les implanter. Ça manque d'investisseurs. On peut se doter d'outils comme l'Office de tourisme, mais ça prend aussi des gens qui vont construire des hôtels ou des restaurants.

Ça prend aussi de l'argent pour mettre sur pied les infrastructures touristiques et préparer un plan de mise en marché, croit pour sa part la directrice de l'Office de tourisme, Diane Bouchard, pour qui une des priorités demeure la réalisation, à court terme, de la piste cyclable régionale.

De l'argent supplémentaire serait aussi apprécié par des organismes de conservation du patrimoine comme la Société historique Pierre-de-Saurel. L'enveloppe budgétaire n'a pas augmenté depuis cinq ans, a déclaré sa directrice Catherine Objois. Nous sommes dépositaires de la mémoire collective de la région, et nous avons aussi le devoir de représenter les Archives nationales, sans toutefois avoir les moyens, ce qu'a admis le député.

Ce dernier a par ailleurs dit se chercher un grand projet mobilisateur dans le domaine culturel et touristique, qui viendra se greffer au plan de relance économique de la région. Selon lui, il faut récupérer le fleuve un peu plus, ainsi que les quais dont le gouvernement fédéral veut se départir.

Il faut faire du centre-ville de Sorel-Tracy un lieu de culture. Ceux qui sont là semblent laissés souvent à eux-mêmes. Il faut développer et supporter des projets. Le député se dit ouvert à différents types de projets.

À titre d'infrastructure d'accueil, M. Simard a dit enfin souhaiter étendre le service à deux traversiers durant toute l'année. Nous continuons à obtenir l'allongement de la saison et j'espère qu'un jour, nous aurons ce service toute l'année.

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