La rivière Yamaska au cœur des préoccupations du COGEBY

5 Mars 2002 - La Voix - (Hélène Goulet La Voix) - Le Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska (COGEBY), fondé en 1999, poursuit sa mission de regrouper et mobiliser les intervenants du territoire du bassin versant de la rivière Yamaska dans le but d'établir et réaliser des plans d'action pour l'amélioration de la qualité de l'eau du cours d'eau.

Actif plus particulièrement dans la région de Granby et de St-Hyacinthe, les représentants de l'organisme se sont déplacés cette semaine à Sorel-Tracy dans le but de relancer un appel dans le Bas-Richelieu, endroit où la rivière Yamaska se jette dans le lac Saint-Pierre.

C'est votre région qui subit les contrecoups de la pollution de la Yamaska, a déclaré le fondateur du COGEBY et administrateur de l'organisme, Pierre Audet. Pour parler familièrement, vous recevez le tas, a-t-il lancé.

«Le tas», c'est l'équivalent de 133 000 tonnes de matière sèche charriées par la rivière chaque année. Le principal problème de la Yamaska, c'est son érosion. Et ce qui est sur le sol, ça vient avec, fait remarquer M. Audet. Cette érosion est notamment attribuable à la déforestation et à certaines pratiques agricoles, dont celle de cultiver très près de la rivière. Ce qui est de plus en plus rare, croit M. Audet, qui estime que les agriculteurs sont de plus en plus sensibilisés à cet égard.

Durant l'année qui vient de se terminer, le COGEBY a réalisé plusieurs activités qui se sont tenues un peu partout le long du parcours de la Yamaska. L'été dernier, la Journée de la rivière, tenue le 7 juillet, a connu du succès. Dans notre région, c'est la Société d'aménagement de la baie Lavallière qui a organisé des visites guidées en ponton et en randonnée pédestre.

Un des projets qui tient cependant à cœur à M. Audet est celui qui consiste à faire l'analyse de la qualité physico-chimique de l'eau des tributaires (cours d'eau plus petits gonflant la Yamaska).

Ce projet a été réalisé avec succès l'année dernière à St-Hyacinthe avec la collaboration du Carrefour jeunesse emploi maskoutain, ainsi que la régie des eaux de la municipalité (où M. Audet est employé). Le milieu doit se prendre en main, et ce projet a permis à des jeunes de faire des analyses simples mais révélatrices du niveau de pollution de ces petits cours d'eau, souvent plus pollués que la Yamaska elle-même, a indiqué M. Audet. Pour le personnel de l'usine de filtration, ça a été valorisant et ce fut enrichissant pour tout le monde. Les résultats des tests n'étaient pas hautement scientifiques, mais ce furent de bons indicateurs.

Un tel projet pourrait donc voir le jour dans le Bas-Richelieu, si quelques bénévoles voulaient bien mettre la main à la pâte. Nous pouvons donner notre support à une initiative locale, a fait valoir M. Audet, qui admet que la région a beaucoup de «chats à fouetter», si on compte le lac St-Pierre, le fleuve St-Laurent et la rivière Richelieu.

En attendant, les personnes, entreprises ou organismes intéressés à devenir membre du COGEBY peuvent assister à la prochaine assemblée annuelle de l'organisme qui se tiendra le samedi 16 mars au club de golf d'Acton Vale. Pour plus d'informations, on peut contacter Mélanie Hamel au (450) 774-9154, poste 231.

Il est à noter que le préfet de la MRC du Bas-Richelieu, Olivar Gravel, assistera à cette assemblée en tant que président de la Table de concertation en environnement du Bas-Richelieu, membre du COGEBY.


Retour Imprimer



Google
 
Web soreltracyregion.net

29 personnes connectées sur le site
Cette page a été lue 825 fois.