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L'imagination est notre seule limite, affirment les étudiants en technologie du génie électrique
28 Février 2002 - La Voix - (Hélène Goulet La Voix) - Les étudiants du département de technologie du génie électrique du Cégep de Sorel-Tracy doivent mettre à profit leur imagination et leur créativité pour mettre en application toute les connaissances qu'ils acquièrent au cours des trois années de leur formation scolaire.
Ça nous prend quelque chose de concret pour assimiler toute la théorie qu'on apprend, admet Steve Grenier, qui, avec son coéquipier Francis Cournoyer, a fabriqué un robot mobile électronique. Ce petit robot à trois roues, qui fonctionne avec un moteur à courant continu, leur a en effet permis de visualiser et de comprendre ces théories tout en se passionnant pour un projet amusant. On a créé une carte électronique qui le rend autonome et qui fonctionne avec des batteries, explique l'étudiant. Il s'agit du même principe utilisé par des machines de contrôle numérique dans des usines.
De façon autonome en effet, le petit robot peut suivre une ligne noire sur un fond blanc ou détecter des objets à certaines distances. On peut l'amener à suivre un mur en parallèle, explique-t-il.
Pour le chef de département Daniel Obrzigailo, et le professeur Gilles Beauchesne, un projet de ce type permet aux étudiants d'utiliser et de développer leur imagination et leur créativité. Il s'agit d'un instrument pédagogique qui stimule les étudiants, et qui développe leur esprit d'équipe. La création de ce petit robot, par exemple, permet de regrouper toutes les connaissances acquises depuis trois ans.
La création du robot permet de toucher autant à l'électronique, la mécanique, l'informatique et le contrôle numérique, a indiqué M. Beauchesne. Ça permet non seulement de trouver des applications à la théorie, mais aussi de trouver des solutions à des problèmes rencontrés. Et ça, ça prend de l'imagination.
Patrick Salvas, Vincent Leclerc et Benoît St-Arnault ont pour leur part opté pour la fabrication d'un robot fixe qui, grâce à des capteurs, pourra se diriger de façon autonome pour chercher et ramasser un objet. Pour l'instant, ils utilisent encore l'ordinateur pour le contrôler et poursuivre leur projet. Ça prend beaucoup de recherche et de planification pour fabriquer un tel robot. Il faut aussi composer avec certaines contraintes, ont indiqué les étudiants qui ont chacun leur spécialité (informatique, électronique ou mécanique).
L'application des apprentissages en électronique est un champ très vaste, note pour sa part Daniel Obrzigailo. On peut parler d'appareils de contrôle numérique en industrie, mais aussi dans le domaine de la santé ou plus simplement, une serre hydroponique contrôlée par ordinateur. Il y a des capteurs dans des semi-remorques qui doivent reculer pour décharger dans des entrepôts, fait remarquer M. Beauchesne. L'électronique touche aussi évidemment le monde des télécommunications. On peut à peu près tout automatiser aujourd'hui, admet-il.
Pour M. Obrzigailo, qui a visité de nombreuses chaînes de production, les appareils sont appelés à remplacer l'homme. Les gens sur une chaîne de montage font toujours le même mouvement huit heures par jour, c'est inhumain, croit-il. Bien sûr, le débat de la machine remplaçant l'homme doit être un débat de société, admet-il. Cependant, il est convaincu que l'avenir passe inéluctablement par l'utilisation de plus en plus grande de la machine, un monde fascinant, déclare-t-il, aussi enthousiaste que ses élèves.
La seule limite, c'est ton imagination, ont réaffirmé tour à tour étudiants et professeurs.














