La Fondation Hôtel-Dieu lance son programme de dons planifiés

28 Février 2002 - La Voix - (Hélène Goulet La Voix) - En lançant son programme de dons planifiés cette semaine, la Fondation Hôtel-Dieu veut s'assurer d'une pérennité financière afin de pouvoir poursuivre sa mission de doter l'hôpital d'équipement à la fine pointe de la technologie.

Le nouveau programme de dons planifiés est une des principales façons dont la Fondation obtiendra son financement dans les années à venir, croit le président de l'organisme, Benoît Théroux.

En participant à ce programme, a-t-il précisé, les donateurs contribuent au développement de l'Hôtel-Dieu tout en bénéficiant d'avantages fiscaux intéressants.

Ces dons peuvent se faire sous forme de legs testamentaire, de police d'assurance-vie, d'un don assorti d'une rente ou d'actions.

Pour monter le programme, la fondation a fait appel à Montmigny, Bédard et associés, une firme spécialisée en la matière. Ronald Montmigny a indiqué que le seul chapitre des legs testamentaires représente quelque 30 milliards de dollars au Canada d'ici une dizaine d'années. Les gens veulent maintenant s'assurer que les choses auxquelles ils ont tenu toute leur vie vont continuer, a-t-il déclaré, précisant que ce programme ne s'adressait pas exclusivement aux personnes aisées. Pour la fondation, il s'agit d'une des méthodes les plus rémunératrices pour constituer son fonds. En moyenne, les dons planifiés dans des institutions comme l'hôpital Ste-Justine de Montréal représente 30 % des revenus annuels de l'organisation.

Des ambassadeurs crédibles

Pour faire la promotion de ce programme, ça prend des ambassadeurs crédibles, a pour sa part fait remarquer la directrice générale de la fondation, Nicole Lavallée Bergeron. Ainsi, l'organisme a fait appel à trois personnalités de la région qui ont accepté de devenir ambassadeurs. Il s'agit de Pauline Latour, présidente de la compagnie Pincor ltée, Jean Tremblay, président directeur général des Aciers Richelieu, ainsi qu'Alain Goulet, président du Fonds de relance du Bas-Richelieu.

Mme Latour, qui a fait sa décision d'opter pour le legs testamentaire, estime qu'elle contribue ainsi à l'évolution et au maintien des services hospitaliers dans la communauté. Dans un contexte de relance économique de la région, elle croit qu'un centre hospitalier moderne pourra inciter des gens à s'établir dans le Bas-Richelieu.

Pour sa part, Jean Tremblay croit que les gens devraient embarquer dans ce programme, peu importe le montant, compte tenu du retrait des gouvernements dans les différents services publics. Notre région, ça vaut la peine de s'en occuper !

Enfin, Alain Goulet et son épouse Madeleine, longuement impliqués dans diverses campagnes de la Fondation depuis sa création en 1984, ont accepté de dévoiler publiquement le montant d'un don de 100 000 $ qui sera versé à l'organisme sur une période de cinq ans. Il faut se rendre à l'évidence, les gouvernements ne peuvent répondre à toutes les demandes, a fait valoir M. Goulet. Il faut considérer notre centre hospitalier comme un pivot important de notre vie : on y vient au monde, on s'y fait soigner. Il faut garder nos spécialistes et en embaucher d'autres. Pour les attirer, ça prend un centre hospitalier bien équipé.

À l'exemple des anglophones, a-t-il poursuivi, il faut pousser le mécénat. Dans la région, il y a une émergence d'entrepreneurs dynamiques qui ont réussi, et c'est à eux que je m'adresse aujourd'hui.
Le don du couple Goulet sera versé à part égale entre la cardiologie et le fonds consolidé de la fondation.

Les Amis de Sœur Simone

Dans la foulée de ce nouveau programme, la fondation a décidé de créer l'ordre des Amis de Sœur Simone, dont l'objectif est de remercier publiquement les donateurs qui le désirent de leur précieuse contribution à la mission de l'organisme.

Modeste, la protecteure des malades Sr Simone Cournoyer, qui a accepté de prêter son nom à cet ordre, a plutôt insisté sur les besoins fondamentaux qui sont omniprésents en raison de la population vieillissante du Bas-Richelieu. Ça me semblait pompeux de prêter mon nom et quand j'en ai parlé à ma communauté, on m'a répondu de prendre cet hommage au nom de l'ordre des religieuses hospitalières St-Joseph.

C'est cet ordre religieux qui a fondé l'Hôtel-Dieu de Sorel en 1948.

Elle a profité de l'occasion pour passer un message concernant l'absence de service de radiothérapie en Montérégie. Les patients doivent se rendre quotidiennement à Montréal ou à Trois-Rivières pour recevoir leur radiothérapie, a-t-elle déploré.

Enfin, le président de l'Hôtel-Dieu, Jacques Guertin, a salué le geste de solidarité des donateurs envers leur institution de santé. C'est important pour chaque citoyen de pouvoir être partie prenante pour maintenir les acquis de notre hôpital et d'en assurer son développement. Cette solidarité rejaillira sur toute la communauté, a-t-il enfin soutenu.


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