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Les aidants naturels font économiser énormément d'argent à l'État !

Sous la présidence d'honneur
d' Émile Parent
21 Mars 2005 - La Voix - Si les aidants - ou plus souvent les aidantes - naturels n'existaient pas, le gouvernement n'aurait pas d'autre choix que de construire de nouveaux établissements et d'engager du personnel.
C'est ce que soutient la coordonnatrice de l'Association des aidants naturels du Bas-Richelieu, Rosy Dupré. À l'occasion d'un point de presse pour annoncer le 3e souper bénéfice de l'organisme, qui aura lieu le 1er avril, Mme Dupré a fait savoir qu'un aidant naturel fait économiser, chaque année, une somme de 170 000$ pour chaque patient non hospitalisé.
L'Association des aidants naturels, fondée à l'automne 1999, répond à un besoin de plus en plus grandissant dans une société où les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses.
L'organisme vient en aide aux familles et aux proches qui prennent soin, à domicile, d'une personne en perte d'autonomie. Le but de l'association est de leur donner du support, de briser l'isolement, de les aider à éviter l'épuisement. Chaque mois, l'organisme tient des cafés-rencontres. Il offre également des sessions de gymnastique douce, ainsi que des cours sur la mémoire. Selon Mme Dupré, les personnes épuisées vivent souvent des problèmes de mémoire.
L'organisme local compte cette année 52 membres actifs, dont six hommes : la présence masculine est récente, a fait remarquer Mme Dupré. Il a toujours été dit dans le passé que la femme avait la responsabilité des tâches domestiques, a-t-elle rappelé. Par contre, nous ne sommes pas aidantes naturelles par choix, comme le laisse croire le gouvernement, mais bien contre notre volonté. Laisser un parent où un membre de notre famille n'est pas une option envisageable ! a-t-elle soutenu.
L'aidante est souvent cloîtrée à domicile 24 heures sur 24, et sept jours par semaine. Le seul temps de sortie qu'il nous reste, c'est en fait pour faire les commissions en vitesse, a-t-elle poursuivi, mentionnant que c'est de sa propre expérience qu'elle avait décidé de fonder cet organisme, il y a cinq ans.
Et comme le gouvernement n'offre pas un financement adéquat pour répondre aux besoins réels, l'association est donc obligée de tenir quelques activités de financement, dont ce troisième souper-bénéfice qui aura lieu sous la présidence d'honneur d'Émile Parent, le vendredi 1er avril, à 18h, au Centre communautaire Notre-Dame.
L'objectif est d'amasser la somme de 4 500 $, a fait savoir la présidente du comité organisateur de l'activité, Jeannine Bergeron.
Il s'agit d'un souper spaghetti-César qui sera suivi d'un encan chinois animé par le député Louis Plamodon, et d'une soirée récréative et dansante animée par le duo La Viray.
Mme Bergeron, qui est également active au sein de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFÉAS), a fait savoir que cet organisme a établi des revendications dans le but de fixer un barème de plancher salarial équivalant à 40 heures par semaine au salaire minimum. Dans certains pays d'Europe, chaque aidante naturelle reçoit en moyenne 17 000 $ par année en allocations pour leurs dépenses. Pourquoi au Québec devrions-nous servir d'esclaves ? a-t-elle dénoncé.
De son côté, le président d'honneur Émile Parent, ancien maire de la Ville de Tracy durant 13 ans, dit avoir accepté d'aider l'organisme après avoir constaté qu'être un aidant naturel est une réalité parfois difficile à vivre. Nous connaissons tous un parent ou un ami qui a vécu des moments difficile lors de la maladie ou de la perte d'autonomie d'un proche, a-t-il fait remarquer. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur un organisme comme les Aidants naturels pour fournir un lieu et des personnes ressources pour les assister durant ces périodes épuisantes.
Pour M. Parent, également vice-président de la Fondation des bénéficiaires des CHSLD du Bas-Richelieu, les deux organisations ont, à toutes fins pratiques, des objectifs qui se rapprochent.
Les billets pour le souper sont en vente au coût de 10 $ aux bureaux de l'Association (local 109, Centre Desranleau, 730-0880) et auprès des membres du comité organisateur (Rosy Dupré, Jeannine Bergeron, Hermine Desrochers et Camille Gagnon).














