Nick Cournoyer, dans la peau d'un député écologiste

15 Mars 2005 - La Voix - Nick Cournoyer, étudiant au Cégep de Sorel-Tracy en sciences humaines, a vécu en janvier une expérience unique : durant quelques jours, il est devenu momentanément député au pouvoir du gouvernement du Québec.

Cette aventure a été rendue possible grâce au programme Le Parlement étudiant qui invite chaque année des jeunes de 18 à 25 ans à vivre cette expérience originale.

Nick Cournoyer, qui veut étudier en politique à l'université, avait vu l'annonce sur un babillard, au collège. J'en ai parlé à mon professeur et au responsable socio-culturel, et j'ai fait ma démarche.

Cela peut paraître anodin comme aventure, mais la dite démarche demande beaucoup de rigueur. Et qui plus est, Nick Cournoyer avait, à toutes fins pratiques, la responsabilité de représenter la région, puisqu'il était le seul à avoir fait application. Je me suis très bien préparé. J'ai fait beaucoup de lecture. Chaque participant représentant son cégep avait à préparer un projet de loi. Par la suite, on nous renvoyait un cahier dans lequel étaient inscrits toutes les propositions des différents participants à travers le Québec. J'avais à choisir trois projets afin de les débattre en commission parlementaire.

Le jeune homme avait été choisi pour faire partie du gouvernement au pouvoir. Ceci dit, a-t-il précisé, les partis politiques dans lesquels les jeunes évoluent ne représentent pas les vrais partis. Notre parti était un parti écologiste, a-t-il spécifié.

L'opposition, elle, présentait une position sociale-démocrate sur l'échiquier politique. Ces étiquettes étaient déterminées à l'avance par les responsables du programme.

C'est ainsi que les trois projets de lois qu'il a choisi pour en débattre concernaient le développement durable des forêts, les conditions financières des étudiants, et un projet relatif aux dons d'organes. Pour ce dernier projet, Nick Cournoyer, à l'inverse de ce qu'on fait aujourd'hui (on signe notre carte d'assurance-maladie pour signifier notre autorisation à utiliser nos organes en cas de décès accidentel), ce projet permettrait automatiquement aux professionnels de la santé d'utiliser les organes des personnes décédées. Les gens signeraient leur carte seulement s'ils refusent d'offrir leurs organes.

J'ai adoré mon expérience, et ça a confirmé mon goût pour la politique a affirmé M. Cournoyer, qui souhaite faire carrière comme stratège ou analyste politique, sinon comme journaliste politique.

Et député ? Mmm... il faut être populaire ! laisse-t-il entendre.

Le jeune homme, qui avoue son intérêt pour la souveraineté, constate que les jeunes de sa génération ne s'intéressent pas beaucoup à la politique. Peut-être est-ce aux parents de susciter leur intérêt, se demande-t-il.

Pour sa part, il dit s'être impliqué lors des élections et aime également discuter politique, de façon à faire réagir les gens. Pour lui, la chance d'avoir le droit de vote constitue un véritable privilège qui permet au citoyen de pouvoir émettre son opinion.

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