Les organismes communautaires réclament leur part du 21 M $

12 Février 2002 - La Voix - (HG) - Une cinquantaine de représentants d'organismes communautaires du Bas-Richelieu, réunis à l'occasion de la première soirée de consultation organisée par le député de Richelieu et ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, espèrent toujours pouvoir obtenir leur juste part de la subvention spéciale de 21 M $ accordée par le gouvernement du Québec pour la relance économique de la région.

C'est un des principaux messages qu'ils ont envoyés au ministre Simard, qui dit en avoir pris bonne note à l'issue de la rencontre.

Sur ces 21 M $, une somme d'un peu plus de 2 M $ est en effet réservée aux projets communautaires, touristiques et culturels. Le projet de piste cyclable, qui relierait le Bas-Richelieu avec l'autoroute verte du Québec, a rappelé M. Simard, devait en accaparer une bonne partie. Mais, a-t-il fait savoir, si les études préliminaires chiffraient à un peu plus de 1 M $ le coût de l'ensemble du projet, il semble aujourd'hui qu'il faille doubler cette somme, compte tenu des études complémentaires qui ont suivi. Cette augmentation serait attribuable aux travaux d'ingénierie plus pointus qui devront être effectués (viaduc pour traverser la 132 au niveau de St-Robert, par exemple).

M. Simard a d'ailleurs fait savoir qu'il rencontrera des représentants du CLD à cet effet le 18 février prochain pour analyser la situation et vérifier s'il n'y aurait pas lieu d'étaler le projet en plusieurs phases et tenter d'obtenir d'autres sources de financement, de façon à libérer des sommes pour le mouvement communautaire.

Le député a de plus indiqué qu'il compte revenir à la charge auprès du nouveau ministre des Transports, Serge Ménard, afin qu'il accorde un financement de 50 % pour cette piste cyclable, puisque d'autres régions, lors de l'implantation de l'autoroute verte, ont pu obtenir ce type de subvention.

Le financement des organismes communautaires et la lutte contre la pauvreté en général demeurent toujours les principaux problèmes que le milieu a à affronter. Les représentants, même s'ils concèdent qu'il y a eu une certaine amélioration, notamment grâce au dépôt par le gouvernement d'une politique de reconnaissance de l'action communautaire autonome, estiment qu'il y a encore beaucoup de points à améliorer concernant, entre autres, la fiscalité pour les familles, le développement de l'emploi et de la formation et, pour certains, une certaine décentralisation des fonds gouvernementaux, de façon à donner une meilleure marge de manœuvre. Les budgets sont nettement insuffisants en regard des besoins et le financement à court terme, souvent ponctuel et offert en situation de crise, démontre, selon les intervenants, un certain manque de vision à long terme du développement. De plus, a souligné Marie-Line St-Arnaud, de la Corporation de développement communautaire, une partie des montants annoncés dans le cadre de la politique gouvernementale ne sont toujours pas versés.

Le Bas-Richelieu ne vit pas les mêmes problématiques que dans d'autres sous-régions de la Montérégie. Le Fonds de lutte contre la pauvreté, qui octroie des subventions pour des projets à travers la Montérégie, n'est pas toujours sensible à cette différence, croient les intervenants locaux. Peu de projets sont par ailleurs issus de la région, entre autre raison, croient certains, de l'esprit entrepreneurial encore peu développé chez nous. C'est aussi difficile de faire «fitter» nos projets en regard des exigences du Fonds de lutte, a pour sa part fait remarquer Jacques Patenaude, agent de développement économique au CLD pour le secteur de l'économie sociale.

En guise d'exemple, obtenir une autorisation pour ouvrir un centre de la petite enfance dans le Bas-Richelieu est devenu très difficile dans un contexte de baisse démographique marquée, ce qui n'élimine pourtant pas les besoins des familles à faible revenu ou monoparentales, par ailleurs.

M. Simard a lui-même admis qu'il n'était pas satisfait de la représentation du Bas-Richelieu au sein des conseils d'administration des organismes montérégiens qui œuvrent pour le milieu communautaire. Il va aussi falloir sensibiliser les fonctionnaires sur nos réalités particulières, a-t-il ajouté.

En conclusion, Sylvain Simard a fait remarquer qu'il se dégageait tout de même certains consensus. Nous vivons un contexte difficile, il faut sortir des vœux pieux, mais je vois des gens remplis d'espoir et de dynamisme, qui ont la volonté de réussir. Je crois que ça va finir par donner des résultats. Ça en donne déjà, a-t-il conclu.

Retour Imprimer



Google
 
Web soreltracyregion.net

22 personnes connectées sur le site
Cette page a été lue 546 fois.