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Conférence sur la prévention du jeu compulsif
12 Février 2002 - La Voix - (HG) Marco Lavergne est un ancien joueur compulsif qui, il y a trois mois, a décidé d'arrêter de mettre son argent dans des machines à sou, des billets de loterie ou dans des paris inutiles. Je ne veux plus que ça m'arrive jamais. Finie, la souffrance ! s'exclame-t-il spontanément lors d'un entretien aux bureaux de La Voix.
C'est dans cette optique que M. Lavergne a décidé de présenter, le mercredi 20 février prochain, une conférence sur la prévention du jeu compulsif. L'activité aura lieu à l'édifice de la Confédération des syndicats nationaux (900 rue de l'Église, secteur Tracy), à compter de 19h. L'entrée est libre.
Marco Lavergne a été joueur compulsif durant une douzaine d'années, et son expérience, espère-t-il, aidera d'autres personnes à se sortir de cet enfer qui peut engloutir tout l'argent que possède quelqu'un, et bien plus.
La conférence s'adresse autant aux personnes aux prises avec le problème qu'à celles qui vivent auprès de joueurs compulsifs. Le jeu compulsif, ça se développe, fait remarquer M. Lavergne. Tout le monde peut devenir compulsif. C'est différent de l'alcoolisme ou la toxicomanie, croit-il, estimant que pour sa part, aucun problème relié à l'enfance n'était à l'origine de ses difficultés. Je n'ai pas reçu de claques sur les fesses, lance-t-il à la blague.
Je veux donner des trucs pour éviter à quelqu'un de devenir compulsif, admettant du même souffle que cette conférence serait aussi bénéfique pour lui-même. Ça va m'aider d'en parler, car c'est un sujet encore tabou. On a honte de ça car les gens ne comprennent pas que tu puisses dépenser autant d'argent dans un vidéo poker, par exemple, explique celui qui a suivi deux thérapies et assisté à des centaines de rencontres de Gambler anonyme pour s'en sortir.
J'aimerais aussi que des dirigeants d'entreprise assistent à cette conférence car je souhaite pouvoir donner des conférences sur les lieux de travail.M. Lavergne dit par ailleurs ne pas vouloir partir en guerre contre Loto-Québec. Si quelqu'un est capable de se contrôler, il peut bien jouer.
Quant à lui, il ne veut même plus acheter des billets de loterie en compagnie de ses camarades de travail. Je ne remplirais même pas un coupon pour gagner un sac de chips, parce que je commencerais déjà à voir la petite lumière du gain... La main dans l'engrenage, Marco Lavergne ne veut plus que ça lui arrive.














