Succès de la campagne de vaccination contre les infections à méningocoque

5 Février 2002 - La Voix - (HG)Plus de 84 % des jeunes du Bas-Richelieu âgés entre 2 mois et 20 ans ont été vaccinés contre les infections à méningocoque qui causent la méningite.

C'est ce qu'a fait savoir avec fierté le directeur général du CLSC du Havre, Benoît Marchesseault, au terme d'une campagne préventive à cet effet qui a débuté le 24 septembre et qui s'est terminée le 31janvier.
M. Marchesseault a rappelé que cette campagne avait comme objectif de freiner la progression du nombre de personnes atteintes par l'infection à méningocoque au Québec.

Le haut taux de vaccination atteint dans le Bas-Richelieu a dépassé le taux prévu par le ministère de la Santé et des Services sociaux dans les différents secteurs ou catégories, a indiqué le directeur général. Dans certaines catégories, il a même frisé le 100 % : ainsi, au niveau primaire, le CLSC a obtenu un taux de vaccination de 97,88 % (3 664 élèves vaccinés sur un total de 3 743) et, au secondaire, qui était la catégorie-cible, il a atteint 98,39 % (2 628 élèves vaccinés sur une possibilité de 2 671). Les objectifs visés dans les deux cas étaient respectivement de 85 % et 90 %. Au niveau de la formation professionnelle, on a rejoint 86,5 % des étudiants (413), et au niveau collégial, 79,2 % (643 élèves). Dans les deux cas, on visait 75 %.

Chez la clientèle préscolaire, on a vacciné dans une proportion de 80 %. On présume que les raisons pour lesquelles certains enfants n'ont pas été vaccinés sont relatives à des réactions contre indiquées ou à un refus pour diverses raisons (contre le principe de la vaccination, religieuses, etc.)

En totalité, on a administré gratuitement 9 591 doses de vaccin et 9 354 jeunes ont été vaccinés (plus d'une dose de vaccin était prévu pour les plus jeunes).

Une des raisons de ce succès est attribuable, selon M. Marchessault, à la campagne de promotion qui a été faite dans les différents milieux ciblés. Aussi, d'autres campagnes qui ont eu lieu l'année dernière dans d'autres régions s'inscrivaient en réaction à des décès par méningite. Ici, la campagne se voulait préventive et je crois que la population se l'est appropriée.

Je suis très fier du personnel, a-t-il ajouté, précisant que cette campagne avait nécessité beaucoup d'énergie de la part des infirmières. Il y avait beaucoup de solidarité entre le personnel et ce fut un engagement très important de leur part, surtout dans des conditions pas toujours faciles.

M. Marchesseault a indiqué qu'un autre facteur de ce succès a été pour le personnel de se rapprocher de la clientèle cible en se déplaçant dans le milieu (les écoles, les centres de petite enfance, etc.), même si les conditions n'étaient pas toujours idéales.
Par ailleurs, on a noté peu d'effets secondaires en réaction au vaccin, a pour sa part noté l'infirmière Manon L'Espérance, assistante de Sylvie Cusson, directrice des Services à la famille et à la communauté.

On a répertorié onze réactions secondaires, mais c'était des phénomènes connus. Cinq d'entre elles ont été validées par la Direction de la Santé publique, car elles étaient persistantes, au-delà de 48 heures. Selon Mme L'Espérance, il s'agissait généralement de douleurs locales, de sensibilité à l'injection, ou de maux de tête persistants. Il y a eu aussi deux cas d'éruption cutanée de type urticaire. Ce fut des réactions mineures et nous n'avons eu aucun choc anaphylactique (réaction allergène).

Il reste quelques doses du vaccin pour les retardataires qui souhaiteraient en bénéficier. Nous allons écouler le stock tant qu'il en reste. Le ministère étudie aussi la possibilité d'intégrer la vaccination contre les infections à méningocoque dans le cadre des campagnes régulières de vaccination, a fait savoir M. Marchesseault.

Après de boum d'activités, M. Marchesseault a indiqué que le personnel était maintenant à rattraper les retards dans les différents programmes scolaires habituels avec l'aide de personnel supplémentaire. Nous avons ralenti nos programmes scolaires l'automne dernier – rencontres dans les classes, cours de prévention, d'hygiène, d'alimentation ou de sexualité – parce qu'on voulait mettre à contribution le personnel en place, qui est connu des étudiants. Maintenant, on reprend les activités régulières avec plus de personnel. À la fin de l'année, nous aurons rattrapé les retards, a-t-il enfin fait savoir.

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