Les ex-employés et les retraités veulent une plus grande implication politique du maire de Sorel-Tracy

29 Janvier 2005 - La Voix - Une centaine d'ex-employés et de retraités des Aciers Atlas, qui se sont rendus mardi matin à l'hôtel de ville de Sorel-Tracy pour déposer une pétition de 18 000 signatures, souhaiteraient bien que le maire Marcel Robert intervienne de façon plus "spectaculaire" dans le dossier de la relance de l'entreprise, qui a fermé ses portes en juin dernier, et qui a ainsi mis à pied quelque 440 personnes.

Le président du syndicat des travailleurs horaire, Yves Larrivée, a indiqué à M. Robert que ses membres souhaiteraient qu'il intervienne auprès des ministres Michel Audet (Développement économique et régional) et Claude Béchard (Emploi, Famille et Solidarité sociale), afin de mettre de la pression pour trouver des solutions tant pour la relance de l'entreprise que pour le renflouement de la caisse de retraite, amputée considérablement à cause de la faillite des Aciers Slater, propriétaire d'Atlas.

Les gens ont le sentiment que tout n'a pas été fait pour sauver Atlas. Ils auraient aimer sentir l'appui de la Ville de Sorel-Tracy, a soutenu M. Larrivée, citant l'exemple du maire d'Huntingdon, Stéphane Gendron, ce maire qui avait instauré un couvre-feu à 23h pour les jeunes de sa municipalité, et dont les interventions ont été fortement médiatisées lors de la fermeture de plusieurs manufactures de textiles survenues récemment dans sa municipalité.

J'aimerais ça, ouvrir la télévision et voir le maire de Sorel-Tracy sur tout les postes, qui prend position sur le dossier d'Atlas ! a lancé un travailleur dans la salle.

M. Robert, cependant, doute des réels résultats d'une telle démarche médiatique : Regardez les résultats, à Huntingdon, a-t-il pointé du doigt, doutant que les manufactures ouvrent à nouveau, un jour.

Poursuivant, M. Robert dit estimer que même si son action est moins médiatisée que celle de son homologue d'Huntingdon, elle n'en est pas moins réelle. Nous n'avons pas jugé plus pertinent d'agir de la même façon. Il faut voir les résultats de son action. Il n'y en a pas. Quant à nous, Sorel-Tracy a été dès le départ impliquée avec la Société des parcs. Nous sommes créditeurs pour un montant de 1,5 M $ en taxes non perçues, que nous sommes prêts à mettre sur la table s'il y a un investisseur potentiel. Vous pouvez être assurés de tout notre appui. La relance de la région, on y croit depuis le début, et Atlas n'est pas exclu de cette relance. On travaille activement au dossier, mais ça n'avance pas aussi vite qu'on le souhaiterait.

Insistant, M. Larrivée a dit avoir le sentiment que "l'impossible n'avait pas encore été fait", et que le maire pouvait faire davantage dans ce dossier. Les gens veulent entendre publiquement ce que vous faites pour Atlas a-t-il mentionné.

Certains ex-travailleurs, présents à la rencontre, ont laissé entendre que les intervenants locaux manquaient de transparence, ne laissant pas connaître toutes les tractations éventuelles en cours. Ce à quoi a promptement répondu M. Robert : Votre président (M. Larrivée) a toujours fait partie du comité. Quand il y a possibilité d'achat, on ne peut pas toujours faire venir ça sur la place publique. Ça crée de faux espoirs. Il faut comprendre qu'un investisseur, juste pour ouvrir l'usine, ça va lui prendre de 35 à 50 M $, a-t-il laissé entendre.

Quant à la question du fonds de pension - les retraités vont recevoir des prestations amputées du tiers, à cause de la faillite de Slater - le porte-parole Pierre St-Michel espère aussi du maire qu'il intervienne pour que le gouvernement accepte de verser une mesure compensatoire pour les retraités ainsi lésés.

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